Issue de la rencontre de Corinne Versini, chimiste, et de Jörg Ackermann, chercheur du CNRS au centre interdisciplinaire de nanosciences de Marseille (Cinam), Genes'Ink vient de souffler sa première bougie. L'objectif de la jeune start-up, incubée par Impulse à Marseille : transformer en solution industrielle la technologie d'encres nanocomposites hybrides Nanohyba brevetée par son cofondateur. Composée de nanoparticules inorganiques (métal, oxyde métallique) sur lesquelles est greffée une couche organique de polymères, cette technologie hybride donne accès à des encres conductrices, semi-conductrices ou photovoltaïques aux applications multiples : cellules solaires souples, électronique imprimée, antennes RFID, etc. « En fonction du polymère greffé sur le noyau métallique, nous pouvons créer une jonction PN au sein de la nanoparticule qui assure son caractère semi-conducteur ou photovoltaïque. Si le polymère est inactif, l'encre sera conductrice », précise Corinne Versini. Pour passer à la vitesse supérieure, Genes'Ink, qui produit déjà près de 50 litres d'encres par mois, s'est allié les forces de l'imprimeur Ardeje. Ensemble, ils comptent créer en 2012 une nouvelle start-up spécialisée dans l'industrialisation de cellules solaires souples, esthétiques et à bas coût, capables d'accroître l'autonomie d'objets électroniques portables. Son projet, labellisé récemment par quatre pôles de compétitivité (Cap énergie, Pégase, Tenerdis et Via Meca), pourrait participer au lancement de la filière des encres hybrides photovoltaïques en France.