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ENERGIE

Conseiller en énergie partagé : chercheur d'économies

LA RÉDACTION, LE 1er NOVEMBRE 2011
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Dix ans après avoir fait ses premiers pas en Bretagne et en Poitou-Charentes, le conseiller en énergie partagé (CEP) s'est imposé sur tout le territoire. À l'Ademe, on estime qu'un bon professionnel fait gagner jusqu'à 3 euros par habitant et par an à chaque collectivité en l'aidant à rationaliser sa politique énergétique. « L'intérêt du dispositif est de proposer aux communes de moins de 10 000 habitants de partager le coût d'un poste qu'elles ne pourraient pas assumer seules », détaille Lorenzo Falqui, spécialiste de la question à l'Ademe de Franche-Comté. Plusieurs types de structures accueillent des CEP : agences locales de l'énergie, associations environnementales, syndicats de l'énergie... « Dans la région, nous ne privilégions pas les structures associatives pour montrer que ce conseil n'est pas une prestation. Il doit être structurant pour les collectivités et y inculquer la culture de l'énergie », poursuit-il. Pour leur faire comprendre l'enjeu, « la priorité est de suivre les consommations énergétiques grâce à un outil simple auquel je forme les secrétaires de mairie », explique Delphine Maisonneuve, conseillère au Syndicat mixte du pays Thouarsais. « Mieux vaut être pédagogue, note-t-elle au passage. Il faut adapter son discours à l'élu et au technicien. » Une visite des bâtiments permet généralement de trouver les principales sources de dépenses. Les CEP s'appuient notamment sur le COE (conseil d'orientation énergétique), un outil développé par l'Ademe pour aider les maîtres d'ouvrage à évaluer leur patrimoine bâti. « On relève la présence ou non de doubles vitrages, le système de chauffage, la qualité de l'isolation... En croisant les COE avec les données de consommation, on identifie les marges de progrès », poursuit-elle. « Il y a un grand travail à mener autour de la régulation, illustre Fabien Pottier, CEP au CAUE de l'Orne. Il arrive souvent qu'il n'y ait pas de programmateur pour le chauffage dans les salles des fêtes ou les écoles. » Autre tâche, « il faut être capable de calculer la rentabilité d'un changement de chaudière ou d'une isolation ». Véritable assistant à la maîtrise d'ouvrage, le conseiller a son mot à dire lorsque la collectivité se dote d'un nouvel équipement. En l'absence d'autres techniciens, c'est lui qui vérifie la pertinence des propositions des professionnels. « On est l'empêcheur de tourner en rond », sourit Delphine Maisonneuve. Conséquence, si la fonction a une parenté évidente avec le poste de conseiller info énergie, chargé de répondre aux questions sur l'énergie du grand public (lire EM n° 1698 p. 72), les réponses à apporter diffèrent totalement. « L'espace info énergie oriente. Le CEP va dans les détails », insiste Matthieu Simonneau, qui a occupé successivement les deux postes et qui est aujourd'hui CEP au parc naturel régional du Luberon. « Autant le conseiller info énergie peut se former sur le tas, autant le CEP doit avoir un vrai bagage technique », analyse, quant à elle, Delphine Maisonneuve, qui cumule les deux fonctions et possède, comme la plupart de ses collègues, un niveau de formation bac +3 en énergie. L'Ademe dispense deux cycles de formation, en complément. « Le premier présente notamment le fonctionnement de la collectivité et les outils propres au métier, décrit Lorenzo Falqui. Le second permet de se perfectionner par thèmes : l'éclairage public, les ENR... » « Le CEP effectue davantage de travail de terrain », poursuit Matthieu Simonneau. Partager son temps et ne pas se laisser absorber par certains élus demande d'ailleurs un sérieux sens de l'organisation. « La première année, ce n'est pas évident, reconnaît-il. Je me suis aperçu qu'une commune m'avait un peu accaparé. » Le conseiller s'occupant généralement de vingt à quarante communes, il doit savoir jongler d'un sujet à l'autre. « C'est un travail de mémoire, estime Fabien Pottier. Et, pour être efficace, mieux vaut demander aux communes de préparer notre arrivée. Les plus éloignées sont à plus d'une heure de route. » Le jeu en vaut la chandelle. « Gérer un patrimoine de bâtiments, c'est passionnant. Avec le suivi de la consommation, on voit si nos choix sont payants », poursuit-il. Le CEP doit cependant savoir rester à sa place, comme le confirme Delphine Maisonneuve : « Au final, ce sont les élus qui prennent les décisions. Et s'ils ne suivent pas mes conseils, mon rôle reste de les accompagner dans la phase suivante ».


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