Jusqu'alors, aucun acteur de la banque n'avait investi le marché français des certificats d'économies d'énergie (CEE). Au printemps, le groupe BPCE (Banque populaire Caisse d'épargne) a remédié à cette curiosité en créant Valo-énergie, une filiale chargée de traquer les gisements d'économies d'énergie détenus par les clients actuels et futurs de la banque, de prêter l'argent nécessaire aux travaux, de récupérer les certificats et de les vendre aux obligés (EDF, Total, etc.). « Faire du crédit, fût-il vert, n'était pas suffisant ; il fallait offrir des services », martèle Cédric Mignon, président de Valoénergie. Ces services consistent donc à convaincre PME, industries, hôpitaux ou collectivités – BPCE vise mille nouveaux clients – de se lancer dans des travaux de réhabilitation énergétique, au besoin à l'aide d'un prêt maison, avec la promesse d'une subvention : le produit de la vente des CEE correspondants. « Les recettes, 20 000 euros en moyenne, couvrent 10 à 30 % de l'investissement », observe Daniel Oriol, directeur général de Valoénergie. BPCE, propriétaire de 150 000 logements sociaux et première banque des collectivités locales avec l'enseigne Caisse d'épargne, veut ainsi engranger 5 TWh cumac sur trois ans, soit 1,5 % de l'enveloppe de 345 TWh fixée par l'État dans le cadre de la deuxième période du dispositif