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ENERGIE

Le projet Canal Seine-Nord reprend une bouffée d’oxygène

LA RÉDACTION, LE 12 DÉCEMBRE 2013
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Véritable serpent de mer, le canal Seine Nord ne faisait plus parler de lui que pour son prix. Insurmontable et atteignant près de 6 milliards d'euros, ce projet semblait sur le point d’être enterré. C’était sans compter sur la ténacité du député PS du Nord Rémy Pauvros qui, sept mois durant, a rencontré tous les acteurs, collectivités, entreprises, acteurs fluviaux et pisté des économies pour aboutir, in fine, à un budget réévalué à 4,5 milliards d'euros. Jugé trop cher, le premier montage retenu sous forme de partenariat public-privé est donc abandonné. A la place, le député suggère le recours « une société de projet publique, créée par une disposition législative et dont les actionnaires seront Voies navigables de France (VNF) et les collectivités ». Côté technique, peu de modification, hormis quelques écluses supprimées, la réutilisation de canaux voisins et certains projets à « réexaminer ». Le trajet devrait aussi être optimisé pour "réduire l'impact sur les terres agricoles et les milieux naturels". Et le développement des plateformes multimodales confié à « la responsabilité des acteurs locaux ». Le député va plus loin et souhaite que le projet, une fois reconfiguré, soit celui d'un « canal durable », limitant les prélèvements sur la ressource et prévoyant de l'hydro-électricité pour devenir à terme « un canal à énergie positive ». Cinq départements, cinq régions (dont la région Flamande et Wallonie) et cinq grands ports ont participé à un comité des partenaires réuni fin octobre par le député. La région Nord-Pas-de-Calais a promis d’apporter 220 millions d'euros pour les travaux du tronçon central. Ajoutez-y ceux des régions Picardie et Ile-de-France et la barre des 500 millions d'euros est atteinte. Les départements également mettront au pot. Mais s’ils ont précisé leurs engagements, c’est que le projet est en plein renouveau depuis qu’une bonne nouvelle est venue de Bruxelles : l'éligibilité du projet des subventions européennes pouvant aller jusqu'à 40% des coûts du chantier.Le rapport du député Rémi Pauvros sur la mission de reconfiguration du canal Seine-Nord-Europ


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