C'est officiel. Le troisième appel d'offres sur l'éolien offshore était attendu depuis longtemps par la filière française. Il a été lancé ce 4 avril et concerne une zone au large de Dunkerque. Ce nouvel appel d'offres contient « plusieurs nouveautés, visant à réduire les coûts et à simplifier les procédures, dans le cadre d’une ordonnance et d’un décret publiés prochainement, après examen du Conseil d’Etat », précise le ministère de l'Environnement par communiqué.Levée des risquesLa procédure d'appel d'offres va évoluer. Elle va prendre la forme d'un « dialogue concurrentiel » : un échange avec les candidats doit permettre de préciser le cahier des charges et d'améliorer les offres au cours de la procédure. Des études de levée des risques seront aussi menées par des établissements publics avant la remise définitive des offres, « afin que les industriels puissent affiner leurs propositions et prendre en compte ces risques à leur juste niveau ». Il s'agit notamment de risques liés aux conditions de vent, à la houle, à la profondeur et à la composition des sols. Enfin, le ministère évoque des mesures de simplification. Par exemple, « la concession d’occupation du domaine public maritime sera attribuée au lauréat en même temps que l’appel d’offres ».En 2011, puis en 2013, deux appels d'offres avaient déjà été lancés pour une capacité totale de 3000 MW. La profession réclamait 3000 MW supplémentaires, soit 5 ou 6 sites, pour atteindre l'objectif quantitatif fixé lors du Grenelle de l'environnement. Elle devra pour l'instant se contenter de la zone de Dunkerque et un volume non-précisé. « La ministre mandate le préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord et le préfet de la région Nord – Pas-de-Calais Picardie pour poursuivre les consultations, en accompagnement du lancement de l’appel d’offres », signale le ministère de l'Environnement.Thomas Blosseville