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ENERGIE

Éclairage public : le syndicat d'énergie de Haute-Saône soulage les communes

LA RÉDACTION, LE 3 MARS 2017
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C’est devenu l’un des rendez-vous incontournables des Assises européennes de la transition énergétique. En 2017 encore, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) a dévoilé, fin janvier, le nom des collectivités, des groupements et des établissements publics ayant réalisé les meilleures actions en termes de valorisation des certificats d’économies d’énergie. En 2016, le Syndicat intercommunal d’énergie du département de la Haute-Saône (Sied 70) avait obtenu le premier prix dans la catégorie éclairage public. Pour le remplacement des luminaires et l’installation d’horloges astronomiques, le Sied peut financer jusqu’à 80 % les travaux engagés par les communes. En retour, il conserve le bénéfice des ventes de CEE. Mais son action ne se limite pas à l’éclairage public. Dans les autres opérations d’économies d’énergie, il accompagne les collectivités du territoire dans leur démarche de valorisation des certificats. Une proposition étendue aux entreprises et aux particuliers qui le sollicitent.Cette prise en charge des syndicats d’énergie est devenue courante. « Le montage de dossier est assez lourd et nous savons très bien qu’il peut en décourager quelques-uns », justifie Céline Chapelle, chargée de mission au Sied 70. L’accompagnement des collectivités commence même très en amont. « Nous leur demandons de nous contacter dès qu’elles ont un projet de rénovation afin que nous trouvions les fiches qui pourraient être utilisées et les spécifications à respecter », explique-t-elle. Une convention est ensuite signée pour que le syndicat soit en mesure de déposer lui-même les dossiers et un travail est mené avec les maîtres d’œuvre pour vérifier que leurs cahiers des charges intègrent les précisions indispensables. Après la phase de travaux, « je téléphone directement aux entreprises qui interviennent pour avoir les avis techniques nécessaires, rapporte Vincent Renault, le superviseur des dossiers au syndicat. C’est beaucoup plus simple. Ne serait-ce que dans les communes rurales, les secrétaires de mairie ne sont pas toujours là pour s’en occuper. De manière générale, on cherche à leur faciliter au maximum le travail ».Pas de surprise du côté des principales fiches utilisées : de l’isolation de combles aux changements de chaudières ou de menuiseries. Par contre, l’isolation des tuyaux de chauffage dans les zones non chauffées se fait plus rare. Et pour cause : la procédure pour cette opération n’est plus déclarative comme auparavant. Des vérifications par des organismes extérieurs sont désormais exigées. Côté valorisation, le marché déprimé ne permet clairement pas de financer la plus grosse part des opérations engagées. « Nous avons participé au groupement de la FNCCR pour obtenir de meilleurs prix », rapporte Céline Chapelle, concédant volontiers que le résultat n’est pas probant. Guillaume Perrin, qui a supervisé cette vente à la fédération des syndicats, ne le nie pas. « Les collectivités, qui sont des acteurs du temps long, peuvent avoir intérêt à attendre pour vendre leurs certificats », préconise-t-il. À moins que le dispositif ne soit abandonné d’ici là, ils ont une durée de validité de six à neuf ans, la fin de la période en cours et deux autres périodes. Dans les faits, le Sied 70 a préféré avoir des résultats tangibles à proposer aux porteurs de projets. « Pour ceux qui ne connaissaient pas le dispositif, c’est toujours un petit plus », positive Vincent Renault. Celui qui est aussi conseiller en économie partagé au syndicat pour le compte des communes du territoire ne cherche d’ailleurs pas à survendre le dispositif. « Pour pousser les collectivités à faire des travaux, nous insistons davantage sur les économies d’énergie que sur les CEE », nuance-t-il.Olivier Descamps


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