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ÉNERGIE

Surveillance des gazoducs : Teréga et HyLight misent sur le dirigeable décarboné

LA RÉDACTION, LE 3 FÉVRIER 2026
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Surveillance des gazoducs : Teréga et HyLight misent sur le dirigeable décarboné
Le dirigeable HyLighter est destiné à assurer la surveillance réglementaire des réseaux de canalisations. Crédits : HyLight
Teréga expérimente « HyLighter » de la startup française HyLight pour surveiller ses gazoducs à l’aide d’un dirigeable décarboné. Objectif : tester une alternative plus précise et moins émettrice que les moyens aériens traditionnels pour la détection des fuites de méthane.

Dans une volonté de modernisation et de décarbonation de l’inspection de ses infrastructures, Teréga, opérateur du transport et du stockage de gaz dans le Sud-Ouest de la France, a annoncé le lancement d’une expérimentation technologique en partenariat avec la startup française HyLight. Le projet repose sur l’utilisation d’un dirigeable de nouvelle génération, baptisé HyLighter, destiné à assurer la surveillance réglementaire des réseaux de canalisations, une mission jusqu’ici principalement confiée à des aéronefs plus lourds et fortement émetteurs.

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L’expérimentation porte sur un tronçon stratégique de 107 kilomètres reliant Cazilhac, Narbonne et Claira. En 2026, et sous réserve des autorisations réglementaires nécessaires, six survols bimestriels sont programmés afin de répondre aux obligations de recherche systématique de fuites (RSF). Les données recueillies par le dirigeable, équipé du capteur de pointe Pergam Falcon+ dédié à la détection du méthane, seront systématiquement comparées à celles issues des inspections traditionnelles réalisées par hélicoptère, afin d’en évaluer la fiabilité et la précision.
L’un des principaux atouts de cette solution réside dans ses performances environnementales. Le HyLighter est un drone dirigeable de 12 mètres de long, gonflé à l’hélium et propulsé par des moteurs électriques alimentés par une pile à combustible à hydrogène, complétée par une batterie tampon. Cette architecture énergétique lui permet d’évoluer à très basse altitude, entre 20 et 30 mètres du sol, sans émission directe de gaz à effet de serre en phase de vol, tout en réduisant significativement les nuisances sonores par rapport aux moyens aériens conventionnels.

Au-delà de son profil écologique, le système affiche une autonomie pouvant atteindre sept heures, selon les conditions météorologiques, pour une vitesse de croisière comprise entre 10 et 20 km/h. Éric Vergez Thèze, responsable chez Teréga, souligne que cette technologie permet d’améliorer la précision des mesures tout en s’inscrivant dans un cadre opérationnel et sécuritaire particulièrement exigeant. Chaque mission est en effet précédée d’une analyse de risques approfondie de type SORA (Specific Operations Risk Assessment) et mobilise une équipe dédiée associant opérateurs au sol et pilote à distance.

Plus de 260 heures de vol
Fondée en 2022 et implantée à Brétigny-sur-Orge, la startup HyLight revendique déjà plus de 260 heures de vol et plusieurs contrats d’inspection en Europe. Son intégration au sein du prestigieux accélérateur Y Combinator illustre la crédibilité de son projet industriel. L’entreprise positionne désormais son dirigeable comme une alternative sérieuse aux drones classiques, aux hélicoptères et même aux satellites pour l’observation fine des réseaux énergétiques. Cette collaboration avec Teréga, gestionnaire de plus de 5 000 kilomètres de canalisations, pourrait ainsi marquer une étape clé dans l’évolution des dispositifs de surveillance industrielle.

Pour Carolle Foissaud, présidente-directrice générale de Teréga, cette initiative s’inscrit pleinement dans la stratégie d’innovation du groupe, qui vise la neutralité carbone de ses émissions directes à l’horizon 2030. Tester ces solutions en conditions réelles doit, selon elle, contribuer à définir les futurs standards de performance et de fiabilité en matière de surveillance des infrastructures énergétiques. De son côté, Thomas Laporte, cofondateur de HyLight, voit dans ce partenariat une étape déterminante pour démontrer la compatibilité de son drone dirigeable avec les contraintes opérationnelles et industrielles les plus élevées.


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