Chantier de longue haleine, plus complexe qu'il n'y paraît, la billettique mise au service de l'intermodalité vient de trouver une nouvelle illustration concrète à Toulouse. L'opérateur des transports en commun Tisséo y a lancé le 1er mars un pass permettant, pour 50 euros par mois (600 euros par an), un usage illimité des métros, tramways et bus (hors navette aéroport) de l'agglomération. Mais pas seulement : il donne aussi accès au service d'abris vélo accessible en continu durant les heures d’ouverture du métro (230 places).
Sa mise en place repose sur la bonne entente et le partenariat noué avec une coopérative locale d'autopartage fondée il y a huit ans par une poignée d'habitants, Mobilib', devenue Citiz Toulouse. C'est d'ailleurs auprès de cette société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) qu'il faut s'adresser pour obtenir et charger ce pass dématérialisé sur la carte Pastel Tisséo. Lequel donne donc aussi accès à une vingtaine de stations d'autopartage - la dernière vient d'ouvrir place du Capitole. Pas à pas, ce service qui bénéficie par ce biais d'un nouveau soutien progresse, avec quatre fois plus de voitures qu'au démarrage, une visibilité qui s'accroît et des projets portés par ses sociétaires et salariés, notamment pour promouvoir l'autopartage auprès des étudiants ou former ses abonnés à l'éco-conduite.
Dernier atout, ce nouveau pass multimodal comprend l’accès au service de covoiturage du SMTC-Tisséo, positionné sur les trajets domicile-travail et offrant lui-même des garanties (garantie-retour et stationnement dédié, réservé sur un parc-relais). Petite déception : pour 50 euros le pass n'offre pas l'accès aux vélos en libre-service de VélôToulouse (qui coûte 20 euros par an).
MB