Il pourrait notamment permettre de débloquer la création des parcs des Hauts de la Réunion et de Guyane. « Il rénove un dispositif créé par la loi de 1960 nettement à bout de souffle, explique Philipe Caron, le conseiller technique du ministre sur ces questions. Le projet de loi renforce la protection de la zone centrale du parc et associe plus fortement les collectivités à une politique de développement durable en zone périphérique. » Mais attention, les zones centrales et périphériques changent de nom. La première se transforme en Espace protégé (cœur de parc dans le rapport Giran) et la seconde en zone d’adhésion. Les communes de l’ancienne zone périphérique choisiront en effet d’adhérer ou non au deuxième volet (le premier concerne l’Espace protégé) du Plan de préservation et d’aménagement du parc (PPAP). « Il risque d’y avoir au début une majorité de communes qui n’adhèrent pas, explique-t-on à la direction de la nature et des paysages (DNP). Mais c’est tout de même un progrès : rappelons qu’actuellement la zone périphérique n’a aucun statut particulier. C’est le droit ordinaire qui s’y applique ! » Enfin, le texte crée un nouvel outil : le parc naturel marin. La création de celui de la mer d'Iroise pourrait aboutir dans les 18 mois. Fabian TubianaRetrouvez notre enquête sur la politique française des espaces protégés dans le numéro de juin d'Environnement Magazine et plus d’informations sur ce projet de loi dans nos prochains numéros.
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