Une substance sur huit potentiellement menacée. C'est la conclusion de l'évaluation, par la Commission européenne, de 700 substances chimiques, réalisée selon la méthodologie du Centre commun de recherche (CCR) entre mai 2015 et juin 2016. En appliquant la définition de l'OMS/PISC, le rapport aboutit à identifier 76 substances chimiques (sur un total de 630) comme des perturbateurs endocriniens.Il s'agit plus exactement de 32 pesticides à usage agricole sur les 348 actuellement autorisés par le règlement 1107/2009, de 6 biocides sur les 96 autorisés par le règlement n° 528/2012. Et de 38 produits chimiques divers parmi les 186 autorisés par les règlements sur les produits chimiques (Reach), les produits cosmétiques (CPR) et la directive-cadre sur l'eau (DCE).Dans un second tableau, l'Institut de recherche revoit légèrement sa copie pour les produits phytopharmaceutiques à la lumière d'informations additionnels. Il parle de 27 substances, plutôt que de 32.