La volatilité des prix du pétrole pèse lourdement sur les budgets de transport des organisations. Alors que le gouvernement annonce des mesures de soutien face à cette inflation énergétique, les gestionnaires de flotte cherchent des solutions durables pour réduire leur exposition aux aléas des cours mondiaux. Dans ce contexte sous tension, l’électrification des véhicules apparaît plus que jamais comme la réponse la plus efficace.
PUBLICITÉ
Les résultats de la 10ᵉ édition du baromètre Alphabet France x IFOP confirment un basculement des mentalités. Les collaborateurs sont de plus en plus prêts à sauter le pas de la mobilité propre : 60 % des actifs déclarent qu’ils choisiraient une motorisation électrique ou hybride lors du prochain renouvellement de leur véhicule, contre 52 % l’an dernier. Le véhicule 100 % électrique enregistre une progression particulièrement marquée, atteignant 24 % des intentions de renouvellement (contre 17 % en 2025). La volatilité des prix à la pompe agit comme un déclencheur direct : 73 % des actifs indiquent qu’elle les incite à envisager l’électrique, et 28 % en font même leur motivation principale.
Du choix RSE au pilotage strict du coût total de détention
Pour les entreprises, la transition vers le 100 % électrique ne répond plus seulement à des objectifs environnementaux ou à des contraintes réglementaires (loi LOM, ZFE). Elle devient un impératif d’efficience financière. Si le prix d’achat ou le loyer d’un véhicule électrique reste souvent supérieur à celui d’un modèle thermique, l’équation s’inverse lorsqu’on analyse son coût total de détention (Total Cost of Ownership ou TCO). L’électricité offre une prévisibilité budgétaire nettement supérieure aux carburants fossiles, à condition de structurer une stratégie de recharge adaptée (bornes sur site et au domicile des salariés). De plus, les économies réalisées sur la maintenance (estimées entre 20 % et 30 %) couplées à une fiscalité avantageuse (exonérations de taxes sur les émissions, plafonds d’amortissement relevés) permettent d’absorber le surcoût initial et de sécuriser les budgets sur le long terme.