Selon une étude OpinionWay pour Eren Low-Carbon Buildings menée auprès de 207 professionnels, 80 % des acteurs de l’immobilier jugent trop lent le rythme d’adaptation du secteur face au changement climatique. Ce constat intervient dans un contexte d’épisodes de chaleur récurrents, où le rafraîchissement devient un enjeu tout aussi stratégique que le chauffage pour garantir le confort thermique des occupants.
Ce retard ne découle pas d’une méconnaissance du sujet, puisque 91 % des répondants affirment maîtriser les normes thermiques et 86 % considèrent la performance énergétique comme importante ou prioritaire. Toutefois, pour deux tiers d’entre eux, ces considérations passent encore après les impératifs commerciaux, financiers ou opérationnels. Le principal frein réside dans les risques associés aux investissements : 98 % des professionnels citent au moins un obstacle. La complexité réglementaire (42 %) et l’absence de garantie sur la performance énergétique dans le temps (40 %) figurent en tête des difficultés, devant la complexité du choix technique (26 %) ou du financement (23 %). De plus, 29 % des répondants n’ont pas une vision précise de la performance de leur parc en raison de données trop dispersées. Pour accélérer la transition, Fabrice Didier, CEO d’Eren Low-Carbon Buildings, préconise un changement de modèle.L’enjeu est de dépasser la simple vente d’équipements pour engager la responsabilité des acteurs sur les résultats obtenus.Cela implique de combiner géothermie, pompes à chaleur, stockage et pilotage afin de répondre simultanément aux besoins de chaud et de froid bas-carbone, tout en sécurisant la performance sur la durée.