Sept mois après une première alerte restée sans réponse, le gouvernement revoit sa copie sous la pression de la conjoncture. L’Annonce de la prolongation des dispositifs d’aide aux carburants jusqu’à la fin de l’année apporte un répit ciblé, mais ne masque pas l’urgence de la situation sanitaire des petites structures. Le SDI prend acte de cette décision tout en soulignant qu’elle ne répond que très partiellement aux difficultés massives du tissu économique local. Dès février 2026, le syndicat plaidait pour une intervention directe sur la facture énergétique des TPE via la suspension temporaire des certificats d’économies d’énergie (CEE). Au lieu d’alléger cette charge dont le renforcement pèse lourdement sur le prix final de l’énergie, l’État privilégie des chèques et compensations distribués a posteriori. Pour les professionnels exclus de ces aides ciblées, la pression demeure maximale sur les marges et la trésorerie.
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Sur le terrain, la situation financière des chefs d’entreprise se dégrade rapidement. La hausse combinée du carburant, du gaz et de l’électricité frappe de plein fouet les boulangers, restaurateurs, artisans et petits industriels. Selon une enquête menée par le SDI, 61 % des dirigeants constatent une dégradation de leurs liquidités, une entreprise sur deux fait face à des difficultés de trésorerie directes et près de quatre sur dix n’ont pas plus de trois mois de visibilité financière.
Un appel à revoir la structure, même des taxes
Pour le SDI, la réponse gouvernementale manque de pragmatisme en mobilisant des fonds publics pour réparer les effets d’un mécanisme fiscal qu’il contrôle. Marc Sanchez, secrétaire général de l’organisation, interpelle l’Exécutif sur la nécessité d’assainir immédiatement la facture globale en retirant provisoirement les prélèvements et taxes ajustables, au premier rang desquels figurent les CEE. Au-delà de cette suspension, le syndicat exhorte les pouvoirs publics à réexaminer l’ensemble des composantes des factures d’énergie pour tous les professionnels. L’organisation patronale insiste sur le fait qu’une baisse directe des coûts d’approvisionnement constitue la seule mesure à la fois équitable, universelle et immédiatement efficace pour préserver le tissu des TPE françaises.