Pour Serge Orru, directeur de WWF France, « le RES a vocation à favoriser transparence et démocratie solidaire et à promouvoir un nouveau Grenelle Environnement - Santé ». Son premier cheval de bataille, l’interdiction du Bisphénol A (BPA) dans les plastiques alimentaires (biberons, bouteilles…), une substance chimique à laquelle nous sommes exposés par voie alimentaire - par migration du BPA dans les aliments. Génotoxique, perturbateur endocrinien, pour RES, les risques sanitaires liés à l’imprégnation de la population sont tels ( augmentation de certains cancers, atteinte à la reproduction, maladies cardiovasculaires, diabète…) que son interdiction est « un enjeu d’expertise, environnemental et de gestion du risque ». Le réseau critique notamment l’expertise réalisée par l’Afssa.A l’instar du Canada qui a interdit le BPA dans les biberons en octobre 2008, le réseau- dont le porte-parole n’est autre que le chercheur André Cicolella- va demander aux eurodéputés français de signer une pétition pour une interdiction européenne. En outre, une campagne de biomonitoring va être réalisée auprès de femmes enceintes et de jeunes enfants dans le but d’évaluer leur exposition précise au BPA. Cette campagne sera relayée par la diffusion d’une plaquette d’information et sur le site internet du réseau.Dès le printemps, on trouvera également sur le site des informations sur les prochains dossiers auxquels va s’attaquer RES, aspartame et additifs alimentaires, mais également ses propositions pour faire évoluer le plan cancer. Le réseau y inscrira 21 propositions pour l’enrichir d’un volet environnement.ADSite de RES