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POLLUTIONS

Autodiagnostiquez-vous !

LA RÉDACTION, LE 1er JANVIER 2013
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Mon entreprise est-elle dépendante de l'approvisionnement en cuivre, platine, rhodium ou autres terres rares ? Pour inciter les dirigeants à se poser la question, l'État met sur la table un outil d'autodiagnostic conçu à sa demande par Bio intelligence service. Pour le faire connaître, ses services et les CCI diffusent un kit d'information. L'outil a été présenté lors d'un colloque ministériel organisé en octobre, après avoir été testé par plusieurs entreprises présentes en amont comme en aval de la chaîne (Renault, Rhodia, Le Bronze industriel et Delachaux) ainsi que le BRGM et le CEA. « Quelques rares en tre prises se préoccupent déjà de cette ques­ tion. La plupart ne se la posent qu'en cas de crise ou de pénurie. La création de cet outil a, avant tout, un but pédagogique », confie Marc Rohfritsch, à la direction générale de la Compétitivité, de l'Industrie et des Services ( DGCIS) de Bercy. Il permettra tout de même aux entreprises, en fonction des résultats obtenus, d'engager des actions correctives individuelles ou collectives. La méthodologie utilisée a été définie par le Comité pour les métaux stratégiques ( Comes), instance de dialogue entre pouvoirs publics, experts et industriels créée par le précédent gouvernement en mars 2011. « Nous avons tiré profit de l'expérience d'entreprises plutôt en avance, comme Renault ou Orange, et du BRGM ainsi que des travaux de Thomas E. Graedel de l'université californienne de Yale », précise Marc Rohfritsch. Cette première version, un tableur Excel, porte sur seize métaux. Les résultats de l'autodiagnostic apparaissent sous la forme d'un graphique mettant en regard le risque d'approvisionnement (production mondiale, volatilité des prix, etc.) et la vulnérabilité de l'entreprise (quantité consommée, poids stratégique du produit, etc.). « C'est un outil très simple, utilisa­ ble par un responsable de PME », témoigne Michel Dumont, président du groupe Le Bronze industriel. « L'intérêt, c'est de pouvoir formaliser notre approche. Les différentes questions abordées par l'outil d'analyse, nous nous les étions déjà posées », ajoute Yves Guénégou, de la division métaux du groupe Delachaux, notamment producteur de chrome métal. Le logiciel n'existe pour l'instant qu'en version française, mais pourrait être traduit. « Tous les pays occi­ dentaux travaillent sur cette ques­ tion, mais cet outil est le premier du genre. L'Allemagne et les Pays­Bas ont marqué un intérêt certain », assure Marc Rohfritsch.


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