Heli Suominen, journaliste à Helsingin Sanomat (La Gazette d'Helsinki)
Finlandaise réaliste Pour y avoir vécu plusieurs années, je trouve qu'en France il y a des progrès à faire pour recycler les déchets ménagers.
À Helsinki, nous trions les journaux, le verre, le carton et les bouteilles qui sont rapportées sur
consigne en magasins. À l'opposé, notre système de transports en commun est peu développé.
En comparaison, le métro parisien est génial ! Sur le plan politique, les choses bougent moins depuis deux ans. Ce ralentissement est général : en Europe, on s'occupe moins de l'environnement car on pense qu'il n'y a pas d'argent pour cela. l
Jasper Faber, consultant pour le cabinet CE-Delft
et notre indépendance. À titre professionnel, je suis venu plusieurs fois réaliser des études, sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou les vols de nuit à Roissy. Dans mon bureau, je suis l'un des rares à parler français : c'est bien pratique pour trouver de nouveaux clients ! J'en peaufine la maîtrise lorsque je voyage, pour le plaisir cette fois, à Paris, en Dordogne ou en Auvergne. Je croise aussi des confrères français, de l'Ademe par exemple, dans le cadre de nos travaux pour la Commission européenne. l
Antidia Citores, coordinatrice lobbying de Surfrider Europe
Franco-espagnole partagée Je suis née à Bayonne, mais j'ai grandi en Espagne. Ma double nationalité me permet de comparer les différences de mode de vie entre les deux pays et leurs impacts sur l'environnement.
En Espagne, les déchets finissent souvent par terre. La réglementation sur l'urbanisation du littoral est moins stricte. À l'opposé, les avancées pour réduire les pollutions marines sont réelles. Des normes pionnières ont été prises en Espagne à l'encontre des navires poubelles. Entre les deux pays, le dialogue entre ONG se développe.
Certains thèmes, comme la gestion des parcs naturels, sont plus fédérateurs que d'autres. l
Volker Horstmann, commercial chez Bellmer-Kufferath, fabricant de presses à déchets
Allemand têtu Je me rends en France cinq fois par an pour le travail. Comme je vis à Aix-la-Chapelle, près de la frontière belge, ce n'est pas si loin. L'été, direction la côte méditerranéenne. Je trouve que chez vous, il fait plutôt bon vivre. Comparée à l'Allemagne, la vision de l'environnement n'est pas si différente. Dans les affaires, les gens sont aimables, ils ont de bonnes intentions, mais du mal à passer à l'acte. Il faut dire que le système français est très centralisé et le marché dominé par des géants comme Veolia. Pour se faire une place, il faut s'accrocher. l
Shaojun Luo, étudiant
Chinois enthousiaste C'est la deuxième année que je passe en France. J'habite dans le vieux Lyon et prends des cours de français pour améliorer mon niveau. J'aimerais travailler dans le domaine de l'environnement. Ici, les gens sont plus attentifs à ces questions qu'en Chine. Les Chinois n'ont ainsi pas conscience de la nécessité de trier et traiter leurs déchets. Chez nous, il y a un peu de tri dans les grandes villes, mais, en général, le contenu des poubelles est brûlé ou enterré. Mon pays est aussi le premier producteur mondial de panneaux solaires, mais on en voit encore peu sur place ! Enfin, les Français peuvent s'exprimer librement sur des sujets comme le nucléaire… l