Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
POLLUTIONS

Respecter les règles des chantiers

LA RÉDACTION, LE 1er JANVIER 2015
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
La réforme « construire sans détruire » se met en place depuis le 1er  juillet 2012, via la consultation obligatoire du téléservice pour améliorer la sécurité des chantiers en intégrant la proximité des différents réseaux. En amont des opérations, une déclaration de projets de travaux (DT) est dorénavant transmise par le maître d'ouvrage aux exploitants de réseaux pour obtenir leurs données de localisation. En cas d'imprécision, des investigations complémentaires doivent être réalisées par le maître d'ouvrage. Les entreprises de travaux sont également tenues d'adresser leur déclaration d'intention de commencement de travaux (DICT) aux exploitants de réseaux. Pour faciliter cette procédure, de nouveaux services se sont mis en place, comme Protys, une plateforme internet créée par les sept grands opérateurs de réseaux français (ERDF, GrDF, GRTgaz, Lyonnaise des eaux, Orange, RTE et TIGF) qui gère en ligne les déclarations de travaux à proximité des réseaux. L'agence technique départementale Ingénierie 70 qui accompagne les travaux de renouvellement des collectivités de Haute-Saône en maîtrise d'ouvrage déléguée ou en maîtrise d'œuvre, s'est abonnée. « L'outil rassemble les plus grands concessionnaires. Il est for­ cément efficace. Et comme le coût de consultation est proportionnel au nombre de réseaux existants dans la zone d'intervention, pour nous qui gérons en majorité des petits travaux, c'est intéressant », explique Pascal Valentini, directeur de l'agence. En revanche, les collectivités doivent supporter seules les investigations complémentaires, une contrainte qui peut s'avérer assez lourde sur les plans techniques et financiers. « Si on fait le bilan après deux ans, nous sommes réguliè­ rement confrontées à des données trop imprécises qui nous obligent à localiser les réseaux par son­ dage intrusif ou par géoradar, puis à réaliser un traçage au sol maintenu pendant toute la durée des travaux », observe Manuel Henry, responsable études et travaux à la communauté urbaine de Cherbourg. Dans un contexte réglementaire en mouvement, les acteurs du secteur rassemblés au sein d'un groupe de travail de l'Astee ont rédigé en juin 2013 une charte nationale de qualité des réseaux d'eau potable. Celle-ci s'inspire des chartes de qualité lancées pour les réseaux d'assainissement depuis les années 1990. « Pour l'assainis­ sement, nous avions réagi aux nouvelles obligations de contrôle à la réception des chantiers. Pour l'eau potable, l'évolution récente de la réglementation a été l'occasion de fournir un fil rouge aux maîtres d'ouvrage et de leur faire prendre conscience qu'un chantier bien réalisé, c'est aussi un gage de pérennité pour leurs réseaux », analyse Jean-Christophe Behrens, responsable produits infrastructures au Cabinet Merlin, qui a participé à ces démarches. Les travaux de renouvellement des réseaux d'eau sont généralement programmés par les collectivités sur trois ou quatre ans, en concertation avec les services de la voirie et de l'assainissement pour optimiser les interventions sur la voie publique. « Le renouvellement est également mis en cohérence avec les priorités de travaux de la ville, en ce moment la construction du tramway entre les portes de la Chapelle et d'Asnières », explique Hortense Bret, directrice de l'ingénierie et du patrimoine à Eau de Paris, qui consacre près de 30 millions d'euros à cette opération d'ici à la fin de 2015. Sur l'eau potable, les techniques traditionnelles dominent encore largement le marché, mais les techniques sans tranchées (TST) pourraient se développer. « Nous poussons à l'utilisation des TST pour réduire l'impact environne­ mental et les nuisances des chan­ tiers dès que c'est techniquement possible. Nous avons généralisé le tubage sur les gros diamètres de transport. En revanche, en distribution, la forte densité de branchements limite la part des TST de 15 à 30 % du linéaire et nécessite d'utiliser un matériau souple comme le PEHD », précise Christophe Perrod, au Sedif. Dans ce contexte, les maîtres d'ouvrage sont confrontés à une nouvelle exigence technique et financière. La découverte progressive d'amiante dans les enrobés de voiries les oblige à réaliser systématiquement des diagnostics amiante avant chaque intervention et à opérer si besoin dans les conditions de sécurité adaptées. Autant de contraintes qui pourraient favoriser les tech-niques sans tranchées, mais qui risquent aussi de retarder un cer-tain nombre de travaux. l


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Seine Centre : le SIAAP équipe son usine d’épuration pour éliminer le protoxyde d’azote
Seine Centre : le SIAAP équipe son usine d’épuration pour éliminer le protoxyde d’azote
PFAS : l’incinération est-elle une solution crédible pour l’élimination de ces substances préoccupantes ?
PFAS : l’incinération est-elle une solution crédible pour l’élimination de ces substances préoccupantes ?
Purenat industrialise son textile dépolluant
Purenat industrialise son textile dépolluant
Élimination du carbone : la France à la croisée des chemins
Élimination du carbone : la France à la croisée des chemins
TOUS LES ARTICLES POLLUTIONS
Les plus lus