L’agence régionale de Santé Rhône-Alpes a déployé en 2014 l’appli Signalement Ambroisie créée à l’initiative de Valence Agglomération en 2013. En 2016, son périmètre s’élargit à l’Auvergne et est en test sur l’ensemble de l’Hexagone. Si les signalements de cette plante très allergisante se font encore majoritairement par l’intermédiaire du site internet, l’usage de l’appli monte en puissance et représentait en 2015 près qu’un quart d’entre eux. « En 2015, nous avons reçu 4?700 signalements de la part de quelque 1?500 utilisateurs dans la région », précise Hervé Bertrand, technicien au service santé environnement de l’ARS.Très concrètement, chacun est géolocalisé et envoyé via la plateforme numérique au maire de la commune concernée et au référent ambroisie local. L’outil s’intègre au sein du plan régional de lutte contre l‘ambroisie dans le cadre duquel a été déployé un réseau de 4?300 référents locaux. À eux de valider les signalements sur leur territoire et d’informer le propriétaire de l’obligation d’arrachage de la plante. Il met à jour une cartographie selon le statut de chaque signalement : validé, non détruit ; déjà signalé ; signalement erroné ; validé et détruit. L’extension en cours à l’ensemble du territoire français n’est pas anecdotique. En effet, la première réglementation nationale sur l’ambroisie pourrait voir le jour d’ici à la fin de l’année en application de la loi Santé. « Rien qu’en Rhône-Alpes, les dépenses de santé liées à l’ambroisie sont évaluées entre 10 et 20 millions d’euros par an », remarque Hervé Bertrand.DB