Après avoir contrarié le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM), qui comptait avoir le monopole du recensement des sites potentiellement pollués avec sa base de données, cet ouvrage écrit par Frédéric Ogé, chercheur au CNRS, et le journaliste Pierre Simon a lancé une nouvelle dynamique au sein de la Ville de Paris, qui estime entre 3000 et 4000 le nombre de terrains concernés. La ville, qui profite de l’aménagement de nouveaux parcs et jardins pour recenser les pollutions, fait la douloureuse expérience du blocage de l’opération de rénovation de la cité Michelet, construite dans les années 60 sur le site d’une ancienne usine à gaz. Un parc immobilier de 80 000 m2, dont le devenir est suspendu aux résultats des analyses et aux travaux de dépollution qui suivront. Si Laura Morosini, en charge du dossier au sein du cabinet d’Yves Contassot, ne semble pas préoccupée outre mesure par la dépréciation des terrains, le risque est néanmoins réel. Sans compter les prolongements judiciaires. Ainsi, le tribunal de grandes instances de Limoges à récemment prononcé un jugement condamnant le vendeur d’une carrière à Aix sur Vienne, remblayée avec des déchets, et recouverte de terre, à restituer à l’acheteur les sommes versées, et à lui verser 8500 euros de dommages et intérêts. Le notaire et le maire sont également poursuivis pour avoir organisé la transaction et délivré le permis de construire en connaissance de cause.Pour tout renseignement sur Environnement & Stratégie, contactez son rédacteur en chef Jean-Philippe Bondy en cliquant ici.