Pour Stéphane Gin, chercheur au Commissariat à l'énergie atomique, le stockage des déchets nucléaires en couche géologique est la seule solution acceptable pour ces matières restant radioactives des centaines de milliers d'années. On retrouve là le credo des promoteurs du nucléaire, pour qui cette option est la plus sûre et surtout la plus susceptible d'accepter les déchets des prochaines décennies, si la filière continue à se développer comme ils le souhaitent. Les autres options ne sont même pas envisagées : l'entreposage de longue durée n'est évoqué que comme préalable à l'enfouissement, la transmutation ne l'est même pas, pas plus qu'une réduction des quantités de déchets. L'auteur assure qu'il « invite le public à une plus forte implication sur le sujet », mais ignore totalement le débat public sur les déchets nucléaires de 2005.
Les déchets nucléaires, quel avenir ? 202 p., 20 euros, éditions Dunod (www.dunod.com).