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LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2006
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Vos ennemis dans la boîte Même si l'environnement fait son chemin dans l'industrie, des freins subsistent et s'avèrent parfois plus sournois qu'avant. Peut-on encore considérer que le responsable environnement d'une industrie a des « ennemis » alors même que la fonction prend de l'ampleur ? Chez un grand industriel de la pharmacie par exemple, tous les directeurs d'usine devront désormais passer, dans leur cursus, par la case environnement. Dans quelques années, cette société pourra s'appuyer sur des cadres supérieurs ayant bien intégré les enjeux environnementaux. Quand on sait que pour concrétiser des projets environnementaux, il faut tout l'appui et le plein engagement de la direction générale, ça compte ! C'est ce que souligne Christian Farat, directeur qualité et environnement du groupe d'ameublement savoyard Fournier. Le soutien et la réactivité de la direction, sa disponibilité sur ces sujets (avec un bureau géographiquement très proche) font tomber bien des barrières et des oppositions. L'obligation d'une expérience de terrain en matière d'environnement est donc tout à fait positive. Mais il faut être réaliste : avant que cet idéal se généralise, de l'eau aura coulé sous les ponts... Et d'ici là, le travail du responsable environnement restera une bataille permanente, parce qu'il bouscule les habitudes, les conditions de production... et les coûts. Encore des verrous Sur le plan financier pourtant, certains spécialistes estiment que le comptable n'est plus autant qu'avant l'ennemi du responsable environnement. « L'environnement devenant une contrainte comme une autre, on trouve les budgets associés », note un consultant. Quelques sujets attirent encore les foudres de certains responsables financiers, notamment parce qu'il est délicat de tout répercuter sur le prix du produit, particulièrement quand le sujet n'intègre pas le périmètre de la certification Iso 14000. Tout dépend donc du poids de la fonction. Si elle se limite à celle d'auditeur ou d'animateur du système d'écomanagement, cela rend difficile l'élargissement de la politique environnementale à de nouveaux enjeux. « C'est frustrant de limiter la fonction aux améliorations dans les déchets, l'eau et l'énergie liés à la production », insiste un de nos témoins. Plus optimiste, Jacques Roman, directeur stratégie d'ERM France, un spécialiste des systèmes de management, constate que les audits de fusion-acquisition s'intéressent de plus en plus à d'autres aspects que les points sensibles : entrepôts, bâtiments administratifs, services (achat, transport, conception). Cette évolution devrait se poursuivre, élargissant les missions du responsable environnement. « La difficulté actuelle est qu'on ne se situe pas à la même échelle de temps entre la gestion d'un système, avec des objectifs chiffrés, et l'ouverture à d'autres avancées environnementales », analyse Cécile Galiay, anciennement en charge de l'environnement dans le groupe Schneider Automation. En outre, le cloisonnement assez fort qui existe dans certaines structures fait que le responsable environnement ne sait pas toujours qui il doit convaincre pour faire sauter les verrous. Même si, avec ténacité, il parvient à faire en sorte que son homologue de l'écoconception soit entendu du service marketing, et que l'environnement titille les achats, les fournisseurs, etc. Même dans le périmètre du système de management, les difficultés persistent. Car l'ennemi est moins visible : c'est la force de l'habitude, un trait très développé dans les services de production. Certes, le message environnemental s'ancre davantage année après année. « Il est même plus facile à faire passer que celui de la qualité », juge Christian Farat, chez Fournier. « Mais de nombreuses initiatives sont encore prises sans consultation préalable de l'environnement », constate Pascal Naouri, consultant associé de 3A Consulting. C'est le cas même pour des actions directement liées à l'environnement. Recycler des rebuts, par exemple, peut paraître contre-productif, en termes d'énergie notamment ; on passe alors outre les recommandations de Monsieur environnement, quand il existe. « L'environnement n'est pas palpable et repose beaucoup sur la prévention. On se bat alors pour changer l'état d'esprit. C'est plus une question de discipline que d'effort », conclut Christian Farat. D'où l'importance d'une communication sans faille et décloisonnée.


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