Le 17 septembre a eu lieu au conseil régional d'Aquitaine le lancement d'un programme d'accompagnement de onze hôteliers pour les aider à obtenir l'écolabel européen. À ce jour, cinq établissements en France arborent le logo à la fleur. L'Aquitaine souhaite se positionner comme pionnière dans la diffusion et la promotion de ce standard auprès des hôtels, avec comme maître d'oeuvre l'Union des métiers de l'industrie hôtelière de la région Aquitaine (Umihra). En hôtellerie, il signifie qu'un effort est fait pour limiter les consommations d'eau et d'énergie, et la production de déchets. L'établissement doit aussi favoriser l'utilisation des ressources renouvelables et des substances moins dangereuses pour l'environnement. Enfin, il doit promouvoir la communication et l'éducation à l'environnement. « L'écolabel européen des services touristiques est la seule garantie de qualité environnementale certifiée par un organisme indépendant et valable à l'échelle de l'Europe, milite Alban Martinez, chargé de mission de l'Umihra depuis mars. Onze hôtels ont été sélectionnés, dont huit dans les Pyrénées-Atlantiques. Apparemment, les professionnels étaient plus sensibilisés sur ce département. En tout cas, ils ont mieux répondu. » L'opération comprend deux jours de diagnostic et deux autres pour l'accompagnement. Le financement est supporté à 80 % par le Programme régional aquitain de l'environnement (Prae). Pour bien faire comprendre la démarche aux hôteliers, l'Umihra a fait venir la directrice du premier hôtel français ayant obtenu l'écolabel, les Orangeries, près de Poitiers (lire EM n° 1648 p. 30), en 2006. « Une passionnée, raconte Alban Martinez. Elle organise même des visites du centre de tri des déchets pour ses clients ; il faut le voir pour le croire ! »