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Ille-et-vilaine : dioxine non identifiée

LA RÉDACTION, LE 1er NOVEMBRE 2007
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À Redon, l'énigme de la dioxine se poursuit, dans un silence radio de la part des services de l'État. Tout a commencé à la fin du mois de juillet. Des analyses révèlent que le lait collecté dans une soixantaine d'exploitations agricoles contient des taux de dioxine oscillant entre 3,05 et 13 picogrammes par gramme (pg/g) de matière grasse. Or la norme européenne est fixée à 3 pg/g. Redon est situé au carrefour de trois départements (Loire-Atlantique, Ille-et-Vilaine et Morbihan) et de deux régions (Bretagne et Pays de la Loire), ce qui ne simplifie pas le suivi administratif. Trois mois après, les investigations se poursuivent toujours. Aucune piste n'est écartée, ni confirmée. Piste n° 1, Knauf : impossible d'oublier que cette usine de transformation du polystyrène expansé a brûlé non loin de là, en juin 2006, et que les retardateurs de flamme sont suspectés d'être à l'origine d'émissions de dioxine. « C'est la piste la plus sérieuse, nous dit Jean-Luc Fossé, agriculteur en charge de la communication sur cette affaire, car la contamination du maïs serait plutôt d'origine aérienne. » « Pas du tout, rétorque Jean Dupont, à Wolfgantzen (68), siège social de Knauf. Les analyses de la Drire nous mettent hors de cause. » Problème : à part eux, personne ne dispose de ces analyses ! L'affaire est d'autant plus tendue que, sur un site voisin, à Cournon (56), Knauf demande justement une augmentation de sa capacité de production pour passer de 9,5 à 38 tonnes par jour, soit autant qu'à Redon. Ce site, démarré l'an dernier, vient en remplacement de l'usine calcinée, mais a été ouvert sous le régime de la simple déclaration (puisqu'inférieur à 10 t/j de capacité). L'enquête publique a démarré le 20 septembre. La piste des mâchefers de l'incinérateur de Redon, fermé en 2000 pour dysfonctionnement, est également évoquée. « L'incinérateur était à 400 m de la Vilaine, à 500 m d'un réservoir d'eau et à 200 m de nappes d'eau affleurantes, note l'association Robin des bois. En 1997, les mâchefers étaient encore déchargés dans les marais de Redon, une zone Natura 2000. Le mémoire de fermeture n'en fait jamais mention. » À l'heure où nous bouclions, l'affaire n'avait pas encore de développements judiciaires, mais les syndicats agricoles comptaient porter plainte.


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