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Trois questions à... jean-claude andreini

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2007
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Le Club Ademe International, qui soutient les efforts des PME françaises de l'environnement à l'export, célèbre ses dix ans. Quel bilan tirez-vous de son action ? Le Club est un exemple particulièrement abouti de ce à quoi peut conduire le partenariat privé-public. Quand j'en ai pris la présidence en 2001, nous étions moins d'une dizaine d'entreprises autour de la table. Nous sommes maintenant cent ! Les adhérents ont pris l'habitude de travailler ensemble. Un des grands succès du Club est d'ailleurs la création en 2002 du Pexe, le Plan export des éco-entreprises, qui en rassemble désormais un millier. Les sociétés appartenant au Club affichent une croissance annuelle de leur chiffre d'affaires moyen à l'export de 9 %. Ce développement est évidemment important en Europe, mais aussi dans le bassin méditerranéen, les pays du Golfe ou en Chine. En revanche, l'Amérique latine a été délaissée. Question secteurs, l'eau, les déchets ou l'air ont connu de francs succès. Burgéap a par exemple établi le schéma directeur de gestion des déchets hospitaliers du Vietnam ; Environnement SA, le réseau de surveillance de la qualité de l'air de Pékin. Mais des efforts sont encore à fournir sur les énergies renouvelables et, en parallèle, sur la construction durable. D'autant que l'image positive donnée par la France à travers l'organisation du Grenelle, qui a, à mon avis, ignoré les éco-entreprises, aura forcément un impact sur leur activité à l'export. Quels avantages trouvent-elles à vous rejoindre ? Le Club rend l'offre des éco-entreprises françaises lisible et crédible. Nous leur proposons de nombreux services : veille économique et réglementaire, accès aux appels d'offres internationaux, communication, aides financières... Mais le plus important est l'accompagnement sur le terrain que peut apporter une entreprise chevronnée à une plus jeune qui se lance à l'export. C'est un véritable accélérateur de compétences. Quels sont les points à améliorer ? Il faudrait parfaire notre pénétration en province. Nous n'avons pas encore fait émerger la totalité du potentiel national. Nous devons amplifier ce travail avec les délégations régionales de l'Ademe, qui pourraient s'impliquer davantage. Et la collaboration que nous menons avec les pôles de compétitivité ne fait que commencer...


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