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Coupe écolo pour la coiffure française

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2007
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Les salons de coiffure n'apparaissent pas parmi les professions artisanales les plus polluantes. Pourtant, les Institutions de la coiffure ont décidé de placer l'environnement au coeur de leurs travaux pour les années à venir. « En tant qu'organisation paritaire chargée de la protection sociale des salariés, nous avons une fonction de prévention des risques et d'amélioration du contexte social. L'environnement en est aujourd'hui une composante incontournable », explique en substance Jacques Minjollet, le directeur des Institutions de la coiffure. L'organisme n'est d'ailleurs pas tout à fait novice sur le sujet. Depuis quatre ans, il mène une politique de sensibilisation sur les questions d'allergies respiratoires et cutanées. Les travaux engagés par les fournisseurs pour améliorer les produits et par les employeurs sur la ventilation des locaux ont déjà abouti à une baisse sensible des cas d'allergies professionnelles répertoriés par les Cram. C'est une approche similaire que les professionnels de la coiffure souhaitent mener sur les questions environnementales. Un diagnostic préalable Une enquête a été ainsi confiée à Ernst %26 Young pour dresser un état des lieux des salons de coiffure français sur l'eau, l'air, l'énergie et les déchets. « Il s'agissait d'identifier les postes ayant le plus d'impacts sur l'environnement afin de hiérarchiser les pistes de travail », explique Jacques Minjollet. Des résultats largement diffusés pour une première sensibilisation. La brochure destinée aux 120 000 salariés, 50 000 employeurs (version adaptée) et 10 000 coiffeurs indépendants, présente des données explicites. Ainsi, la consommation d'eau quotidienne d'un coiffeur est le double de la consommation moyenne d'un Français, et la moitié est utilisée pour les shampoings. En matière de déchets, un salon moyen (moins de trois salariés) produit plus de 60 bennes par an, essentiellement remplies de déchets d'emballages. Ces ordres de grandeur, accompagnés de commentaires généraux sur la nécessaire préservation des ressources naturelles, ont pour but de stimuler réflexions, projets et retours d'expériences. Un guide de bonnes pratiques Car les institutions de la coiffure n'ont pas prévu de fournir des solutions clés en main. Le rapport d'enquête d'Ernst %26 Young liste bien quelques pistes d'amélioration, comme la généralisation des mitigeurs avec injection d'air pour réduire fortement la consommation d'eau au robinet. Mais l'énergie est un sujet plus délicat. « Diminuer la puissance d'un séchoir implique d'augmenter le temps d'utilisation, ce qui revient au même au plan énergétique. Utiliser des lampes basses consommation n'apporte pas la même lumière et n'a pas le même rendu sur le cheveu », souligne par exemple Jacques Minjollet. C'est pourquoi la création d'un comité de pilotage, regroupant la profession, les autorités administratives (ministères, Ademe...), les associations de consommateurs et les fournisseurs, est privilégiée pour faire émerger des solutions satisfaisantes. « Il faut rester humbles. Les grands fournisseurs ont déjà probablement réfléchi à certains points, explique-t-il. Il ne s'agit pas de tout refaire, mais d'harmoniser les actions, de partager les efforts et de faire en sorte que les industriels anticipent les demandes. » Jacques Minjollet espère ainsi concevoir des guides de bonnes pratiques d'ici deux à trois ans et, entre-temps, sensibiliser les jeunes professionnels (notamment les 25 000 apprentis) ainsi que les employeurs qu'il faut convaincre que respecter l'environnement ne coûte pas plus cher.


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