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Grenelle

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2007
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Jusqu'en juillet dernier, Grenelle n'était qu'un nom de rue et un accord salarial. En quelques mois, c'est devenu un terme générique désignant un processus de concertation élargie inédit. À tel point qu'après le Grenelle de l'environnement, un Grenelle de l'insertion est déjà annoncé. Mais qu'est-ce qu'un Grenelle, finalement ? Une « conférence des parties prenantes », comme le traduit le président de la République à ses homologues étrangers, une « conférence de recherche de convergences », comme le qualifie Bettina Laville dans son rapport sur la transparence du processus ? Les deux expressions expriment bien la volonté de faire se rencontrer toutes les catégories de personnes intéressées par le sujet pour bâtir ensemble un plan d'action. Et, en matière d'environnement, elles sont nombreuses, associations en tête. C'est bien là, la révolution : les empêcheurs de tourner en rond, les militants de tous poils sont soudainement devenus des partenaires sociaux comme les autres ! Aux oubliettes, le trio de mai 1968, État, patronat, syndicats. Place à cinq collèges, État, employeurs, syndicats, collectivités locales et ONG, réunis au sein de six groupes de travail (plus deux intergroupes déchets et OGM) sur le climat, la biodiversité, la santé, les modes de production et de consommation, la démocratie écologique et l'emploi. « Qui aurait pu parier qu'on pourrait organiser un débat serein avec plus de trois cents personnes venues d'horizons aussi divers ? » reconnaissait Jean-Louis Borloo lui-même à la remise des rapports des groupes de travail après trois mois de travaux. Une crainte d'autant plus forte que la méthode s'inventait au jour le jour, sur la base de deux principes qui se sont révélés payants : le Grenelle est multilatéral et paritaire. « Cela a obligé tout le monde à entendre tout le monde. Et a facilité la recherche de positions communes », explique-t-on au cabinet du ministre. L'exercice, qui a bousculé tant les partenaires historiques que les ONG nouvelles venues, s'est révélé d'une efficacité redoutable. D'autant plus que chacun avait gardé sa liberté de parole. Internet a démultiplié commentaires, propositions, réactions, quand en 1968, il fallait se contenter de deux chaînes de télévision. On ne compte plus les sites consacrés au Grenelle, celui du ministère, des associations participantes et de celles qui n'y participent pas. Le Medad annonce que les réunions publiques ont réuni 15 000 personnes, que son site a reçu plus de 300 000 consultations et de 14 000 contributions. Des chiffres qui montrent bien la nécessité d'« institutionnaliser la plasticité de cette démocratie écologique », comme l'exprime Bettina Laville. Annoncés déjà : un statut des associations, une réforme du Conseil économique et social... La preuve que si Grenelle aurait pu s'écrire avec un G comme gadget, c'est le G de gouvernance qui devrait rester.


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