Quel bilan tirez-vous de l’action du Club Ademe International ?
Le Club est un exemple particulièrement abouti de ce à quoi peut conduire le partenariat privé-public. Quand j’en ai pris la présidence en 2001, nous étions moins d’une dizaine d’entreprises. Nous sommes maintenant cent ! Un des grands succès du Club est d’ailleurs la création, en 2002, du Pexe, le Plan export des éco-entreprises, qui en rassemble désormais un millier. Les sociétés appartenant au Club affichent une croissance annuelle de leur chiffre d’affaires moyen à l’export de 9 %. Ce développement est évidemment important en Europe, mais aussi dans le bassin méditerranéen, les pays du Golfe ou en Chine. Question secteurs, l’eau, les déchets ou l’air ont connu de francs succès. Burgéap a par exemple établi le schéma directeur de gestion des déchets hospitaliers du Vietnam ; Environnement SA, le réseau de surveillance de la qualité de l’air de Pékin. Mais des efforts restent à fournir sur les énergies renouvelables et la construction durable.
Quels avantages trouvent-elles à vous rejoindre ?Le Club rend l’offre des éco-entreprises françaises lisible et crédible. Nous leur proposons de nombreux services : veille économique et réglementaire, accès aux appels d’offres internationaux, communication, aides financières… Mais le plus important est l’accompagnement sur le terrain que peut apporter une entreprise chevronnée à une plus jeune. C’est un véritable accélérateur de compétences.
Quels sont les points à améliorer ?Il faudrait parfaire notre pénétration en province. Nous n’avons pas encore fait émerger la totalité du potentiel national. Nous devons amplifier ce travail avec les délégations régionales de l’Ademe, qui pourraient s’impliquer davantage. Et la collaboration que nous menons avec les pôles de compétitivité ne fait que commencer…
Propos recueillis par Fabian Tubiana, Environnement Magazine.
www.clubinternational.ademe.frRéagir à cet article.