Celui-ci, évalué à 4 M€ (encore à financer), devrait voir le jour en 2009 et se différencie sur le marché français des autres projets de cométhanisation (Thouars, Geotexia à Méné, Lycée d’Obernai, Ikos Environnement– lire Environnement Magazine n°1661) par le fait qu’il intègrera les déchets d’algues vertes (un marc), résidu de son activité de production de nanomatériaux. Les algues ont tout d’abord l’intérêt d’être très méthanogène, comme les déchets graisseux de l’agro-alimentaire. Mais surtout, après méthanisation, les digestats seront valorisés non seulement en amendement agricole (phase solide) mais également en biofongicide (phase liquide avec ajout en suspension d’amadéite) à un coût très compétitif.Le premier site baptisé Mégane, monté en Partenariat Public-Privé, aura une capacité de réception de 45 000 tonnes de déchets organiques dont 6000 tonnes de marcs produits pour l’activité Olmix. Sa puissance énergétique sera d’un mégawatt électrique et de 2 MW de chaleur (valorisée par Olmix et par le lycée agricole voisin). D’ores et déjà, Olmix envisage un déploiement d’autres unités électriques plus puissantes (jusqu’à 5 MWe) ou produisant du biogaz valorisable sous forme de gaz liquide.
Cécile Clicquot de Mentque, La Lettre de l'Environnement.Le site d’OlmixRéagir à cet article.