C'est un rapprochement « cohérent et amical » tel que le qualifient eux-mêmes les nouveaux pacsés. Après plus d'un an de discussions, Cnim (557 ME) reprend 95,1 % du capital de Bertin Technologies (48 ME), société de développement technologique. Ils interviennent déjà à 70 % sur les mêmes secteurs : aérospatiale, défense, mécanique et, bien sûr, l'énergie et l'environnement. « Ce dernier secteur a représenté, en 2007, près de 20 % de notre chiffre d'affaires, soit 7,5 millions d'euros. En progression par rapport à 2006, il devrait encore connaître une croissance soutenue dans les prochaines années », souligne Philippe Demigné, président de Bertin Technologies. L'augmentation attendue de 15 % par an s'accompagnera d'un recrutement proportionnel de personnel qualifié. Bertin, qui restera autonome, apportera à Cnim des compétences et une expertise en génie des procédés (traitement des déchets, odeurs et COV, inertage), en efficacité énergétique et en analyse des risques industriels. Philippe Demigné met aussi en avant le savoir-faire acquis sur les énergies nouvelles depuis sept à huit ans, notamment les filières hydrogène, biomasse ou solaire (projet Solenha, à Gap, lire EM n° 1663, p. 18). « L'intérêt de notre rapprochement est d'associer ces expertises à la capacité d'un grand groupe de faire aboutir plus vite les développements industriels », précise Philippe Demigné. Philippe Soulié, le président de Cnim, rappelle aussi la nécessité de se démarquer de la concurrence par une palette technologique plus large. La synergie jouera, par exemple, sur le nucléaire civil où les deux groupes sont très complémentaires, Bertin se concentrant sur les petites pièces et en optique et électronique, là où Cnim fait valoir ses compétences en mécanique. Le bénéfice est aussi commercial, Bertin profitera de la vingtaine d'implantations à l'étranger de Cnim pour se développer à l'export.