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Alain Jounot

LA RÉDACTION, LE 1er AVRIL 2008
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Afaq Afnor publie une étude sur les apports de la certification Iso 14001. Comment allez-vous l'utiliser ? Nous sommes un acteur majeur de la certification en France et nous communiquons peu sur nos principaux référentiels. Cette étude va nous permettre d'affirmer notre place et notre crédibilité sur le sujet. D'autant plus qu'Afaq Afnor lance ce mois-ci avec la CGPME une vaste campagne d'information et de sensibilisation sur le management environnemental. Il était important que nous disposions d'éléments chiffrés et d'arguments étayés pour convaincre des entreprises souvent effrayées par la démarche. Quels bénéfices en attendre ? La réduction des impacts sur l'environnement est systématique. Les entreprises certifiées diminuent leurs consommations d'eau et d'énergie de 10 à 15 % et leurs rejets dans l'air de 20 à 80 %. Sans compter les conséquences d'une meilleure gestion des déchets sur les volumes recyclés et valorisés. Avec à la clé de vraies économies, que nous chiffrons jusqu'à 60 000 euros par an pour les déchets et 50 000 euros pour l'énergie. Il faut aussi parler de bénéfices indirects. La mise en place d'un système de management environnemental permet de mieux anticiper les évolutions techniques et réglementaires, et donc les investissements. Enfin, une certification maintient et sécurise l'accès à de nouveaux marchés. L'explosion des certifications en Chine par exemple montre bien l'intérêt concurrentiel que les entreprises asiatiques y voient. Pour la première fois, vous analysez les écarts relevés lors des audits de certification. Avec quels enseignements ? Nous constatons que la plus grande source d'écarts concerne la maîtrise opérationnelle, c'est-à-dire la manière dont l'entreprise intègre l'environnement dans ses processus internes. Cela montre combien l'appropriation de la démarche par l'ensemble des salariés est importante. Nous remarquons aussi quelques lacunes dans l'étape d'identification et d'analyse des impacts environnementaux. Cela s'explique en particulier par les difficultés d'accès des entreprises à une veille réglementaire. C'est un constat récurrent sur lequel tout le monde réfléchit, depuis les pouvoirs publics et les acteurs consulaires nationaux jusqu'à la Commission européenne.


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