Difficile de s'engager à réduire les émissions de gaz à effet de serre sans au préalable évaluer et anticiper les résultats des politiques à mettre en oeuvre. C'est dans cet esprit, et avec en tête l'échéance de mars 2009, date à laquelle la France soumettra à la Commission européenne ses scénarios de réduction d'émissions, que la Mission interministérielle de l'effet de serre lance en juin SceGES, un outil simple d'usage développé avec le Citepa*, l'École des mines et le bureau d'études Énergies demain. Mais aussi l'Inra, qui intervient sur le volet agricole d'une seconde version prévue en septembre. Outil de scénarisation des émissions, SceGES se destine avant tout aux services de l'État. D'autres acteurs publics, comme l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat ou les collectivités locales, pourront se l'approprier pour évaluer l'impact des politiques publiques sur leur champ d'action ou leur territoire. La version 1 couvre quatre sources d'émission (logements, routes, gaz fluorés, électricité), auxquelles s'ajoutent dans la version 2 les énergies décentralisées (photovoltaïque, biogaz), les déchets et l'agriculture. Exemple : si, dans le cadre d'un plan climat, on veut réduire les émissions dues aux transports, il suffit de saisir à partir d'un tendanciel préparamétré les caractéristiques des véhicules, du trafic et des carburants. SceGES modélise alors la courbe des émissions jusqu'en 2035 en tenant compte de la dynamique de renouvellement du parc et des technologies existantes.