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À espaces verts, entretien vert

LA RÉDACTION, LE 1er AVRIL 2008
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Avec la création en 2003 d'une direction chargée de l'aménagement et de la gestion des propriétés régionales, l'Agence des espaces verts (AEV) d'Île-de-France a revu son mode de gestion des propriétés régionales, jusque-là assurée par convention avec l'ONF. En 2004, le nouveau service a lancé un appel d'offres pour l'entretien de 10 500 hectares d'espaces naturels (soit près de 41 sites, des forêts en majorité, mais également des marais ou d'anciennes carrières). Fin 2007, dans le cadre du renouvellement du marché, l'agence décide d'intégrer des critères environnementaux dans le cahier des charges des prestataires : substitution totale des traitements chimiques (phytosanitaires, engrais) par des méthodes douces de désherbage (manuel, thermique), recyclage des déchets végétaux dans des sites de production de terreau ou comme paillage aux pieds des arbres, utilisation de sacs biodégradables. Mais surtout, la grande nouveauté du marché est d'avoir affecté l'un des quatorze lots (douze sont géographiques et deux thématiques) à la traction animale pour remplacer la mécanisation de certaines tâches (débardage, fauchage, broyage) dans les zones les plus sensibles comme les zones humides et les pelouses calcaires. « Jusqu'à présent, quand nous désirions recourir à cette pratique, nous devions lancer des consultations ponctuelles hors marché. Ce qui était très lourd, alors que maintenant nous avons une entreprise attitrée qui va pouvoir se déplacer facilement sur commande », explique Denis Prat, adjoint au chef de service aménagement et gestion de l'AEV. Au final, sept entreprises ont été retenues sur leurs engagements environnementaux. En ce qui concerne la traction animale, c'est la société À faire à cheval - deux hommes et deux chevaux, formée pour la cause - qui a remporté le marché. Pas de distorsion de concurrence Bien que la concurrence ne se soit pas bousculée, cet appel d'offres n'a pas souffert d'une quelconque forme de distorsion. « Plomberie ou traction animale, dans un marché de cette envergure (3,7 millions d'euros par an, renouvelable trois fois), les prestataires sont jugés avant tout sur leurs compétences techniques, poursuit Denis Prat. La consultation était ouverte avec publicité et toutes les entreprises d'entretien pouvaient se présenter et acheter un cheval pour être en adéquation avec notre demande. Évidemment, ça n'a pas été le cas et seules deux entreprises ont répondu. L'inconvénient de cette offre restreinte, c'est que ça nous empêche de généraliser cette technique à l'intégralité de nos espaces verts. » Quant aux achats verts comme les sacs bio, les intégrer au marché permet de les imposer. « Concernant les produits chimiques, on aurait pu garder la ligne et insérer comme dans le précédent marché des spécificités sur des produits homologués forêt ou biodégradables... Nous avons préféré aller au bout de la démarche en les interdisant », conclut Denis Prat.


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