La Sominice, société d'économie mixte qui gère le marché d'intérêt national (MIN) de Nice des fruits, légumes et fleurs, a engagé au mois de février de l'année dernière le tri sélectif (papiers, cartons, verre...). Restait à mettre en place le traitement des déchets verts (fleurs et plantes en pot), plus difficile à promouvoir, car nécessitant plus de manutention. Il faut en effet séparer les pots en plastique et les tuteurs des plantes et autres arbustes, ou encore les cerclages, papiers d'emballage et tuteurs qui participent à la composition des bouquets. Ce qui doit permettre d'éviter que 200 à 400 tonnes de ces déchets chargés d'eau ne rejoignent l'incinérateur, mais plutôt de les évacuer vers la zone industrielle de Carros pour être transformées en compost, via une filière existante. Avant de mettre en place ce tri en mars, huit entreprises volontaires ont testé le dispositif fin 2007, « qui a été satisfaisant à plus de 80 %, selon Alain Mollicchi, le responsable des services techniques. Reste à savoir quel volume suivra pour déterminer la fréquence du ramassage. »
Organiser l'existant
Au même moment, le MIN démarre le recyclage des déchets alimentaires (fruits et légumes) qui représentent 20 à 30 tonnes par an. Huit grossistes (sur une cinquantaine) ont reçu des sacs plastiques à installer dans des conteneurs marron pour y déposer leurs déchets, lesquels sont récupérés par des petits éleveurs, de porcs notamment. « Nous avons simplement organisé un système qui existait, révèle Alain Mollicchi. Ces gens venaient déjà sur place récupérer des déchets pour leurs bêtes. Nous leur avons donné une carte d'accès, fixé des horaires... » Reste à développer la demande, d'où des contacts avec la chambre d'agriculture pour proposer ce système à d'autres éleveurs.