Un an et demi après le démarrage en France de la filière de collecte et de traitement des DEEE (déchets d'équipements électriques et électroniques), la fédération Envie n'en finit plus de grandir. L'accès au gisement que lui ont réservé les éco-organismes, Eco-Systèmes en tête (19 000 des 21 000 tonnes accueillies dans ses centres viennent de chez lui, et en particulier de la grande distribution sous contrat avec lui), lui donne du pain sur la planche. Avec 14 millions d'euros, le chiffre d'affaires réalisé sur les prestations de service (transport, démantèlement) dépasse celui du coeur de métier, le réemploi et la revente d'électroménager d'occasion (13 millions). Fidèle à sa vocation d'entreprise d'insertion, Envie en a profité pour créer des postes : 300 équivalents temps plein en dix-huit mois. « Au total, le réseau compte 850 emplois, mais, en considérant le turnover important, 1 400 salariés sont passés par chez nous », chiffre Jean-Luc Tissier, directeur de la fédération Envie, qui entend maintenant faire une pause : « En ces temps de rigueur budgétaire, il ne fait pas bon demander de nouvelles aides au poste [les subventions d'État pour l'emploi en insertion, qui représentent 7 à 8 Me chez Envie, ndlr]. Commençons par pérenniser celles qui existent. » Dans le même laps de temps, Envie a ouvert 18 nouveaux points de traitement, qu'il s'agisse de réemploi et revente (12 % des tonnages à l'échelle nationale) ou de démantèlement et recyclage (sous la marque Envie 2E). Le réseau compte aujourd'hui une cinquantaine de sites.