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Reporting : le tableur ne suffit pas !

LA RÉDACTION, LE 1er MAI 2008
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Comme un commerçant soigne sa vitrine, l'entreprise soigne son reporting environnemental. À l'heure de la loi NRE, qui concerne les entreprises cotées, et avec les demandes des agences de notation extrafinancière mais aussi la sensibilité croissante des populations, c'est une tendance forte. Ce sont ces exigences qui ont tiré l'offre d'outils de collecte et d'exploitation des données. Legal Suite, spécialiste des solutions juridiques pour l'entreprise, en a profité, avec son progiciel LS Impact, un module construit autour des indicateurs de la Global Reporting Initiative (GRI) et de la conformité réglementaire. D'autres solutions plus établies confirment leur succès. C'est le cas d'Enablon ou d'Ivalua. « Les sociétés cotées se doivent d'être transparentes vis-à-vis des parties prenantes ou des auditeurs. Nos outils facilitent la collecte des informations et assurent du même coup la traçabilité et donc la transparence », explique Philippe Tesler, chez Enablon. Toutes les entreprises n'ont pas l'obligation de publier un rapport environnemental ou de développement durable. Mais la réflexion reste la même, car l'évaluation est la clé de l'amélioration continue. Elle permet d'identifier les leviers de progrès, de détecter les faiblesses et de juger du parcours accompli et du chemin restant à parcourir. Les indicateurs forment donc avant tout un outil efficace de pilotage. « Dans ces conditions, les entreprises perçoivent vite les limites des tableurs informatiques », confie Thierry Beaujon, de TDC Environnement. Et, comme les indicateurs servent à ceux qui les renseignent, il faut qu'ils soient faciles à saisir et que le retour d'information soit permanent. Cette simplicité conduit à déployer des campagnes de reporting à des fréquences plus courtes et à y associer des fonctions d'alerte. Les outils du marché offrent en outre une profondeur de champ plus grande : on peut descendre au niveau des sites, voire des postes de travail. Pour effectuer des comparaisons et chercher à s'améliorer, cela devient beaucoup plus efficace. Sur le fond également, les modules de reporting ont une carte à jouer. Ils proposent en général des bibliothèques d'indicateurs choisis pour leur pertinence. La nouvelle version de la GRI, souvent intégrée dans les outils informatiques, est aussi plus proche des attentes de terrain des entreprises. Elle explicite (en français !) la façon dont ont été construits les indicateurs, afin qu'ils ne restent pas des chiffres détachés de tout contexte. Comparaison intersites Cette bonne définition de l'indicateur (par exemple : le volume d'eau consommé par tonne de produit) est un pas essentiel pour évaluer la performance réelle de l'entreprise et pas seulement son évolution. En plus du choix des indicateurs, il faut disposer de repères pour personnaliser les outils. Les centres techniques et les organisations professionnelles en proposent. Ces valeurs doivent être intégrées dans les tableaux de bord ou servir de cible. La Fédération de la plasturgie a ainsi mené une enquête d'évaluation des performances environnementales dans son secteur. « On en a tiré des indicateurs de consommation d'eau, d'énergie, de production de déchets et de taux de déchets recyclés, ventilés par technologie de transformation, constituant ainsi une base pour étalonner chaque entreprise », explique Marc Mougenot, dans cet organisme. Les documents réglementaires sont aussi, de fait, des repères efficaces. Sans compter que l'entreprise elle-même peut se fixer des objectifs. La comparaison intersites, facile grâce aux outils informatiques, est aussi riche d'enseignements. Il convient cependant de rester très prudent sur l'utilisation de ces repères, car le contexte local, le type ou l'âge d'une machine, voire le niveau de formation du personnel, sont des critères influençant beaucoup la performance. Là aussi, les outils informatiques intégrés (lire l'article précédent) sont alors d'un grand secours, car ils permettent de croiser des données de systèmes de gestion différents et d'en tirer les bonnes conclusions. On rappellera enfin que les auditeurs des systèmes de management environnemental apprécient que les évaluations s'opèrent également sur le fonctionnement du système, et pas seulement sur les performances absolues. Il existe d'ailleurs des outils pour cela. DNV propose depuis plusieurs années l'outil ISRS. De la même manière, Afnor promeut 1000 NR, un outil d'évaluation des stratégies de développement durable, notant les entreprises selon une méthode qui combine les résultats des indicateurs et les pratiques managériales. Pour s'assurer par exemple qu'une bonne performance est bien le fait d'une stratégie choisie et définie par l'entreprise, donc pérenne et améliorable, et non le fait du hasard.


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