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L'Arlésienne de la collecte pneumatique

LA RÉDACTION, LE 1er JUIN 2008
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Il y a quatre ans, on nous prenait pour des Martiens ; aujourd'hui, on serait sollicité presque tous les jours s'il n'y avait pas eu les élections municipales. » Yannick Gueugnon, responsable de la jeune filiale française du groupe suédois Envac, leader mondial de la conception de systèmes de collecte pneumatique de déchets, est catégorique : les élus locaux s'intéressent de plus en plus à cette solution. Un effet de mode La mode des écoquartiers y est sans doute pour quelque chose. « Depuis un an, c'est inimaginable. On organise des réunions au moins une fois par mois », confirme Jean-Marc Grasser, responsable de ce marché chez Eurovoirie, filiale de l'espagnol Ros Roca, qui s'est allié avec Sita pour concurrencer Envac en France. Eurovoirie, dont le métier d'origine est la benne à ordures, compte d'autant plus développer cette activité qu'elle a repris Vannier Manutention, concepteur de lignes de tri. En effet, la collecte pneumatique n'a beau solliciter qu'un seul « tuyau » pour évacuer les déchets, en souterrain, elle est capable - hormis le flux verre, qui endommagerait trop les conduites - de séparer plusieurs flux, dans l'optique d'un recyclage. En surface, il y a autant de bornes que de familles de déchets à trier (généralement deux en France : recyclables et non recyclables, mais jusqu'à quatre en Espagne : journaux-magazines, emballages, biodéchets et résiduel), et un stockage tampon télérelevé, en général de 350 à 600 litres, régule les flux avant aspiration, l'un après l'autre, vers le centre de réception. « Nous vidangeons par "trains" : les recyclables sont aspirés et, quelques heures après, un autre flux. Le terminal peut ainsi répartir les déchets dans des bennes différenciées », explique Yannick Gueugnon. De même, si une collectivité a adopté la redevance, le matériel peut suivre. « Nous avons mis au point des badges à radiofréquences qui commandent l'ouverture de la borne », poursuit Yannick Gueugnon. Le tout, que ce soit avec des bornes en surface, enterrées ou semi-enterrées, dans les espaces privés comme sur la voie publique. À Boulogne-Billancourt, qui nourrit un projet de collecte pneumatique sur la Zac Séguin-Rives de Seine (8 000 logements + 500 000 m² de bureaux), on a choisi un modèle en deux fractions. « L'étude de faisabilité est terminée et les offres remises, mais le changement de municipalité fait traîner les choses », indique Nathalie Cossé, à la communauté d'agglomération Val-de-Seine. En région parisienne, cette ville est imitée par Vitry-sur-Seine et Romainville, toutes deux en phase d'étude de faisabilité (Inddigo à Romainville). Saint-Ouen est également citée, tout comme Angers, Brest, Lyon, Nice et Reims en province. Jusqu'à 8 000 logements À chaque fois, le bassin de population desservi oscille entre 2 000 et 8 000 logements. Mais curieusement, il s'agit davantage de nouveaux quartiers que de centres-villes historiques, où la collecte pneumatique peut pourtant mieux faire valoir ses arguments (suppression des camions-poubelles dans les petites rues piétonnes, bon réseau de galeries souterraines, économie de mètres carrés sur les locaux poubelles, etc.). Cette option retrouve là l'image « moderniste » avec laquelle elle est arrivée en France et en Espagne, pour équiper des villages olympiques notamment (Grenoble en 1968, Barcelone en 1992, Paris-Batignolles pour la candidature avortée de 2012). Reste le handicap du coût. « Comme il y a des travaux de génie civil, les temps de retour sur investissement font peur », déplore Jean-Marc Grasser. Le surcoût est pourtant récupérable sur le fonctionnement. « On n'y pense jamais, mais en schéma "classique", avec poubelles et camion-poubelle, rien que la précollecte (entrée et sortie des bacs, gardiennage, nettoyage du local) pèse 50 à 80 euros la tonne », avance Yannick Gueugnon.


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