En clair, il s’agit de positionner les papetiers membres de Revipap (représentant 48 usines en France) comme repreneurs préférentiels et vertueux, au vu de leur charte de bonnes pratiques, des lots de papiers collectés par les municipalités et éligibles aux soutiens financiers d’Ecofolio. Ces soutiens sont certes majorés en vue d’un traitement par recyclage (65 €/t), mais ils existent aussi dans le cas d’une valorisation énergétique (30 €/t) et d’une mise en décharge (2 €/t). Les papetiers repreneurs sont d’autant plus intéressés par le gisement de vieux papiers ayant transité par le circuit municipal que leurs usines sont en déficit de matière à recycler, du moins pour les sortes à désencrer (les sortes ordinaires destinées à fabriquer de l’emballage en carton sont au contraire excédentaires). Et qu’en France, le taux de récupération des vieux papiers stagne autour de 63,5 %, un peu en dessous de l’objectif que la profession s’est fixé à échelle européenne pour 2010 : 66 %.
Guillaume Maincent, Environnement Magazine
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