Organisée en onze flux (huiles usagées, amiante lié, autres déchets dangereux, bois, PVC, inertes ultimes, inertes recyclables, métaux, DEEE, papier-carton, déchets non dangereux en mélange), elle a ceci de particulier qu’elle est accolée à la plate-forme de concassage, au point qu’il n’y a même pas de benne pour le flux gravats, directement amené au concasseur par bulldozer. Histoire de boucler la boucle, elle offre à l’usager la possibilité de repartir avec des matériaux de construction confectionnés avec les gravats amenés. « En cela, ce n’est pas vraiment un nouveau métier pour nous, c’est aussi de l’écologie industrielle », souligne Alain Pesty, directeur d’exploitation. La tonne entrante est facturée selon le matériau (15 €/t pour les inertes, 89 €/t pour le bois, 129 €/t pour les DND en mélange) et la tonne sortante cédée - ou vendue, pour les métaux - à un repreneur unique : Big Bennes. Dimensionnée pour 4 à 5 000 t/an « et le double dans quatre ans », la déchèterie a nécessité un investissement de 400 000 euros et compte attirer les camionnettes d’artisans (limitées à 3,5 t) dans un rayon de 15 km.
Guillaume Maincent, Environnement Magazine
Le site d'YpremaRéagir à cet article.