Depuis le 2 mai, les DEEE ménagers de vingt-sept départements du Grand Ouest (soit 14 millions d'habitants) sont acheminés, après extraction de la partie réemployable, vers un centre de démantèlement flambant neuf, celui de Veolia Propreté à Angers. Cette usine traite tous les flux de DEEE, sauf les lampes, à raison de 26 000 t/ an, avec sur les lignes réservées au gros blanc froid et au petit électroménager en mélange (PAM) un procédé inédit : la tour de désintégration. Il s'agit, après un premier tri manuel et la purge des fluides frigorigènes, d'envoyer les appareils se fracasser les uns contre les autres dans un grand cylindre qui leur imprime un mouvement circulaire et une sorte de « flagellation » au moyen de fléaux pour les PAM et de grosses chaînes pour les frigos. « Le but est de les réduire en petits morceaux en extrayant piles, batteries et condensateurs entiers, ce qu'on n'arriverait pas à faire avec un broyage », explique Françoise Weber, directrice de l'activité DEEE chez Veolia Propreté. Cette usine, qui a nécessité un investissement de 15 millions d'euros, s'enrichira d'une ligne de tri optique des plastiques « d'ici à décembre » pour sortir des matières (ABS, HIPS, PC, PS) prêtes à recycler. Pour l'instant, seule la ligne réservée aux écrans subit un tri des plastiques, sous FTIR, pour sortir les pièces avec retardateurs de flammes bromés.