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L'écran plat aussi tu recycleras

LA RÉDACTION, LE 1er SEPTEMBRE 2008
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En 2007, le taux de collecte sélective des téléviseurs atteignait à peine 20 % : huit télés hors d'usage sur dix partaient dans la nature, sans aucun recyclage, sur un gisement de 5,5 millions d'appareils ! La situation changera-t-elle avec l'arrivée des écrans plats ? Les acteurs de la filière DEEE l'espèrent. Ultra-minoritaires dans le gisement de déchets aujourd'hui (2 % environ), les télés à écran plat devraient en représenter un quart en 2013, année où la filière attend 6 millions d'unités en fin de vie et 70 % de collecte sélective. En 2015, ils compteront pour la moitié, selon les projections du Simavelec. Un nouveau déchet va donc arriver dans les centres de démantèlement, lesquels devront revoir leur chaîne de désassemblage. En effet, un écran plat, plasma ou à cristaux liquides (LCD), ne se traite pas comme un écran à tube cathodique (CRT). Selon Jacques Desproges, du cabinet d'études Terra, « le démontage d'un écran plat exige moitié plus de temps ». L'effeuillage (l'enlèvement des feuilles de plastique empilées au-dessus des lampes et maintenues par la façade de verre) est également manuel, donc chronophage. Un broyage automatisé est inenvisageable, ce qui renchérira les coûts comparativement au démantèlement des CRT. Or ceux-ci atteignent déjà 600 à 700 euros la tonne, soit 17,50 euros l'écran, recettes de la vente des matériaux comprises. S'ajoutent à cela les frais d'envoi des 8 % de matériaux non recyclables (la dalle de verre imprégnée d'indium pour un écran LCD) en incinérateur pour déchets dangereux. Les éco-organismes, qui perçoivent l'écoparticipation à la vente des appareils neufs (entre 4 et 8 euros pour un téléviseur), tablent d'ores et déjà sur un doublement du coût de la filière : ils avaient budgété 15 millions d'euros en 2007 pour le traitement des téléviseurs, ils prévoient 30 millions cette année. Une chose est sûre : l'arrivée de ce nouveau déchet ne donnera pas lieu à la création d'unités de traitement distinctes. « Le parc de traitement est le même que pour les écrans à tube cathodique, confirme René-Louis Perrier, président de l'éco-organisme Ecologic. Il y a juste des économies d'échelle à faire. Pour cela, on peut compter sur la montée en puissance du gisement dans les années à venir, et sur celle d'un autre déchet, qui nécessite la même technique de démantèlement : les moniteurs informatiques à écran plat. » Un dernier défi reste à relever : trouver un exutoire au verre extrait. En effet, jusque-là, celui des CRT repartait à la production de nouveaux tubes cathodiques. Disparus, il faut se rabattre sur autre chose. « Des applications en boucle ouverte sont à l'étude, notamment dans le bâtiment et le sablage pour peintures », annonce Jacques Desproges.


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