Eco-Emballages a rendu publics les résultats d'une ACV menée pour elle par Bio Intelligence Service, comparant trois produits emballés à leurs équivalents en vrac. Les trois denrées choisies, en l'occurrence un hachis parmentier (plat cuisiné, comparé à une portion de 300 g faite maison), un jambon (barquette thermoformée comparée à 180 g à la coupe) et des champignons (barquette filmée comparée à 230 g en vrac au rayon légumes), se sont avérés assez proches en termes d'impact environnemental, quel que soit l'indicateur. « En moyenne, les écarts sont de 10 %, au bénéfice du produit en vrac, soit la marge d'erreur de ce type d'exercice », commente Aymeric Schultze, consultant chez Bio IS. Le vrac se taille un net avantage sur un seul critère, celui des déchets ultimes d'emballage. Mais il a autant d'impact, voire plus, que le produit emballé sur des critères comme l'acidification ou le potentiel de réchauffement climatique (respectivement 104 et 101 % pour les champignons). Mais dans le calcul de ces indicateurs, ce sont surtout les étapes amont (production des aliments) et non aval (emballage, distribution et fin de vie) qui pèsent le plus.