Philippe Berne
Vice-président de la Région Réunion, chargé de l'aménagement
du territoire et
de l'environnement
Distrait L'île, où je vis depuis 1966, s'est fixé un objectif d'autonomie énergétique à l'horizon 2025. Pour participer à l'effort, j'ai fait installer un chauffe-eau solaire et des panneaux photovoltaïques sur mon toit. De nature un peu distraite, j'oublie en revanche régulièrement d'éteindre les lumières. Habitant à 600 m d'altitude, je n'ai pas besoin de climatisation.
Christian Hibade
Directeur d'agence BP Solar Martinique
Attentif Mon premier geste touche évidemment à la consommation électrique, car ici, on climatise l'extérieur vu la piètre isolation des habitations ! Chez moi, j'ai décidé de m'en passer. Le soir, j'utilise de petits ventilateurs, plus économes et qui ont l'avantage de chasser les moustiques. Récemment propriétaire, je viens de faire installer un chauffe-eau solaire. Au bureau, je veille à ce que la climatisation soit éteinte quand les bureaux sont vides et que mes collaborateurs n'oublient pas, le soir, d'éteindre leurs écrans d'ordinateur ou la photocopieuse.
Olivier Dufaux
Directeur des grands projets de Sita France et directeur
de Sita Verde (Guadeloupe)
Grand voyageur Je passe en ce moment la moitié de mon temps en Guadeloupe. J'essaie d'éviter les allers-retours trop fréquents ! Chez moi, dans le Vaucluse, je trie mes déchets, bien sûr, et limite mes consommations d'eau. Pour mes déplacements professionnels, je privilégie le TGV et le covoiturage. Ici, je trouve les gens très attentifs à la préservation de leur territoire et de sa biodiversité. Les écogestes sont dans la tête de beaucoup, et surtout de la nouvelle génération, mais les équipements ne suivent pas toujours, notamment en matière de collecte sélective.
Guillaume Feuillet
Responsable du programme tortues marines de l'association Kwata (Guyane)
Idéaliste J'utilise encore trop souvent ma voiture, il n'y a pas de réseau de transports en commun en Guyane. Je pourrais aller au travail en vélo, mais la chaleur de Cayenne m'en dissuade. Je fais en revanche attention à ma consommation d'eau. J'ai même longtemps habité une maison dans la forêt uniquement
équipée d'un système de récupération
de l'eau pluviale et
de l'électricité solaire. Ma femme et moi confectionnons nos produits ménagers nous-mêmes avec
du savon de Marseille et du vinaigre blanc. J'ai une climatisation au-dessus de mon bureau, mais ne l'utilise jamais. Côté déchets, j'ai été obligé de désapprendre certains gestes de tri, tant
nous sommes en retard par rapport à
la métropole.
Yourri Kancel
Ingénieur chargé du solaire thermique à l'Ademe Guadeloupe
Vigilant J'ai évidemment un chauffe-eau solaire chez moi. Sensibilisé par mon travail à l'Ademe, j'ai également équipé toutes mes pièces de lampes basse consommation et installé des multiprises avec interrupteur. Je m'attache également à changer rapidement tout système de robinetterie défaillant, les fuites se répercutant vite sur la facture ! Il n'y a pas de collecte sélective sur l'île, mais, habitant à quelques kilomètres d'une déchèterie, je m'organise pour y emmener moi-même mes déchets environ deux fois par mois. Un point négatif : les transports, je suis souvent seul dans ma voiture comme beaucoup de gens ici.