Un peu moins d'un an après les élections municipales, le projet d'aménagement durable de la fameuse Zac du théâtre, à Narbonne (11), imaginé par le maire sortant Michel Moynier (divers droite), a du plomb dans l'aile. Le quartier Zéro CO2 et sans voitures devait notamment accueillir 650 logements passifs en 2010 et être le premier en France à être équipé du système suédois Envac de collecte automatisée des déchets ménagers (lire EM n° 1648, p. 18). L'aspirateur à déchets est installé, mais pas les bâtiments qui vont avec... Le projet de quartier durable a en effet été officiellement remis à plat en octobre dernier, quand le nouveau maire, Jacques Bascou (PS), a décidé de lancer de nouvelles études sur un périmètre élargi à l'ensemble de l'entrée Est de la ville. « Le projet n'était pas viable économiquement et le prix du mètre carré, autour de 4 000 euros, exorbitant », avance-t-on, entre autres arguments, à la mairie. « L'opération était innovante, rentable et prête à être lancée. Cela aurait été une vitrine pour la ville et une chance en ces temps de crise. Le prix du mètre carré aurait avoisiné les 3 000 euros grâce aux financements et subventions obtenus », rétorque Michel Moynier. Quoi qu'il en soit, la municipalité attend désormais les conclusions de l'étude lancée en octobre pour prendre une décision définitive et déterminer si elle étend le périmètre de la Zac. Pendant ce temps-là, EDF Énergies nouvelles a inauguré une centrale photovoltaïque de 7 MWc aux portes de la ville.