Début février, le ministre de l'Agriculture a précisé le contenu de son plan de performance énergétique des exploitations agricoles, une des mesures issues du Grenelle de l'environnement visant à rendre 30 % des exploitations « à faible dépendance énergétique » (lire EM n° 1673, p. 44). Une enveloppe de 35 Me lui est allouée pour 2009. La mesure phare de ce plan, inspirée d'un groupe de travail que présidait l'ancien patron des Jeunes Agriculteurs Bernard Layre, consiste à conduire un diagnostic énergétique dans 100 000 exploitations d'ici à 2013. Suivant les résultats, l'exploitant sera invité à investir dans un matériel économe ou fonctionnant aux renouvelables, par exemple un tracteur dernier cri, des panneaux solaires en toiture ou un méthaniseur à déchets. Un éleveur qui se lancerait dans la récupération de la chaleur sur tank à lait, isolerait un poulailler de 1 200 m² et monterait un chauffe-eau solaire s'en tirerait pour 32 500 euros, dont la moitié payée par l'aide de l'État. Sur les 35 millions promis pour 2009, « en attendant plus l'an prochain », 30 sont prélevés sur le plan de relance de l'économie et 5 sur le budget du ministère. « Une somme à la hauteur de l'enjeu : développer une agriculture économiquement productive et écologiquement responsable », selon Michel Barnier. Le ministre a signé une convention en ce sens avec six partenaires : l'Ademe, GDF-Suez, EDF, la fédération nationale des Cuma, Cristal Union et Sofiproteol.