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La chasse au perchloréthylène est ouverte

LA RÉDACTION, LE 1er JUILLET 2009
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
La directive 76/464/CE sur les substances dangereuses et la directive-cadre 2000/60/CE sur l'eau vont-elles condamner l'usage du perchloréthylène dans les pressings qui en utilisent encore 3 000 tonnes par an ? En imposant le zéro rejet dans les milieux aquatiques en 2025, elles encadrent la gestion des déchets de ce COV et favorisent le développement de substituts. Plusieurs initiatives dans ce sens sont en cours. Ainsi, la Fédération française de pressings et des blanchisseries (FFPB) grâce à un partenariat avec l'agence de l'eau Seine-Normandie (AESN), a permis de diminuer la consommation de solvants de 15 % entre 2003 et 2006, et d'atteindre un taux de collecte des déchets chlorés de 80 % (au lieu de 50 % en 2003). Des actions ont également été menées avec les agences Artois-Picardie et Rhin-Meuse. Parallèlement, d'autres solvants, baptisés D5 et KWL, se développent en substitution au perchloréthylène. Le KWL, d'origine pétrolière, est un hydrocarbure aliphatique peu volatile et peu toxique. En revanche, il est inflammable. En France, cette technologie est disponible via les machines Ipura, fabriquées par l'italien Ilsa. « Ce procédé économise 70 % d'eau et 55 % de la consommation énergétique », souligne Ludovic Guarinos, gérant de Cleantec, distributeur exclusif sur le sud de la France. Ces bons résultats sont liés au fait que le solvant n'est pas régénéré par distillation, mais par filtration - ce qui laisse certains professionnels dubitatifs quant à la pureté du solvant après plusieurs cycles. L'autre solvant, le D5, à base de silicone, n'est pas sans impact sur l'environnement. D'après une étude de l'Ineris, le D5 est une molécule persistante, bioaccumable et toxique pour l'environnement. Il est faiblement volatile et inflammable. Depuis sa commercialisation sous la marque GreenEarth en 2005, une petite trentaine de pressings l'utilisent en France. Pour l'instant, ceux utilisant des solvants autres que le perchloréthylène ne sont pas soumis à l'arrêté-type 2345, qui régit l'installation des pressings. « Un nouvel arrêté-type est en cours de rédaction pour tenir compte de ces nouveaux solvants. Une parution est attendue dans l'été 2009 », précise Pierre Letourneur, président de la FFPB. Enfin, ces deux substances génèrent des déchets solvantés, qui devront être éliminés selon la réglementation en vigueur pour les déchets industriels spéciaux (DIS). Mentionnons aussi le CO2 liquide développé aux États-Unis. Enfin, le nettoyage à... l'eau, rebaptisé Aquanettoyage, Aqua Cleaning, Lagoon... S'il n'est pas considéré comme un substitut au nettoyage à sec, « ce procédé perce vraiment. Environ 300 machines sont déjà installées en France. Comme elles n'utilisent pas de solvant, ces pressings échappent aux contraintes de l'arrêté-type 2345 », éclaire Pierre Letourneur. D'après l'AESN, les effluents sont facilement biodégradables et des tests d'écotoxicité sont en cours. Le spécialiste de la location et de l'entretien d'articles textiles et d'hygiène Initial a travaillé avec ses fournisseurs, Electrolux pour les machines et Ecolab pour les lessives, afin d'adapter le procédé à l'échelle industrielle. « Depuis trois ans, nous avons substitué 95 % du nettoyage à sec par l'aquanettoyage. Aujourd'hui, nous traitons 15 tonnes de textiles par semaine », explique Marc Gilet, directeur industriel d'Initial. Restent les tâches grasses, pour lesquelles le solvant reste utilisé localement, sous hotte aspirante.


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