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RECYCLAGE

Amorim France recycle les bouchons de liège

LA RÉDACTION, LE 1er NOVEMBRE 2009
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Le tableau de liège conçu à partir de bouchons recyclés, c'est pour bientôt. Amorim France, producteur de bouchons de liège, vient de s'engager dans leur recyclage. « Cette action démarre en partenariat avec deux de nos clients : les maisons Champagne de Castellane et Georges Duboeuf », indique Christophe Sauvaud, directeur exécutif d'Amorim France. « Notre stock de rebuts se compose essentiellement de bouchons non utilisés sur les lignes de production », précise Sophie Dufournel, responsable qualité, sécurité, environnement des Vins Georges Duboeuf. Au total, les quelque 230 000 bouchons accumulés par ces deux maisons seront pris en charge, quel que soit leur fabricant. Ils seront recyclés à Santa-Maria-de-Feira, au Portugal. Corticeira Amorim, l'entité spécialisée dans le bouchon de lièges du groupe, y a inauguré sa première ligne de recyclage du liège, en janvier dernier. « Cette nouvelle ligne de travail est venue s'ajouter aux activités d'une usine déjà existante », indique Carlos De Jesus, directeur marketing et communication de Corticeira Amorim. « D'ici trois ans, nous espérons recycler 30 % des bouchons utilisés en Espagne, au Portugal et en France », poursuit-il. Au départ, le liège est broyé en granulés. Dans cette usine, « les lignes de production de granulés recyclés et non recyclés se rejoignent », précise Carlos De Jesus. Conditionnés en sacs, ils seront ensuite utilisés soit sous forme de blocs, soit en feuilles de liège de quelques millimètres d'épaisseur. Le liège est valorisé à travers les différentes activités de production d'Amorim - isolants, parquets - ou encore vendu à des fabricants d'objets décoratifs ou de pièces de l'aéronautique. « Tout sauf la production de bouchons », résume Christophe Sauvaud, évoquant un choix d'entreprise, essentiellement lié à des normes alimentaires. Les bouchons usagés rejoignent le Portugal à bord de camions qui assurent déjà les liaisons régulières entre les usines françaises et portugaises. « Aujourd'hui, nous ne pouvons pas collecter les bouchons chez tous les viticulteurs français. Ce serait possible dans l'absolu. Mais, en terme environnemental, cela coûte plus cher que cela ne rapporte », justifie Christophe Sauvaud. « Des opérations plus globales vont désormais être envisagées », précise-t-il. Les usines Amorim de Reims, Bordeaux et Cognac pourraient servir de points de collecte et de centres de stockage des bouchons usagés. Par ailleurs, le groupe est en contact avec des associations collectant des bouchons. « Si leur stock atteint plusieurs tonnes, nous sommes en effet susceptibles de le racheter, en vu d'un recyclage », imagine le directeur exécutif.


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