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S'expatrier : pourquoi pas ?

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2009
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Cap à l'international ! Le talon d'Achille des PME françaises, l'export, ne sera-t-il bientôt qu'un mauvais souvenir ? En tout cas, l'Etat s'y emploie. Une réforme du dispositif d'appui au commerce extérieur concoctée par Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, a été présentée en mai dernier. L'enjeu est de taille, avec un marché mondial des écotechnologies estimé à 550 milliards d'euros par an. Pour le conquérir, les aides misent sur une meilleure visibilité, notamment via le site de FirmaFrance, un fonds d'étude et d'aide au secteur privé (Fasep) spécialisé, un guide des aides, de nouveaux bureaux d'Ubifrance, etc. Un dispositif qui vient compléter l'offre existante. Mais cette dernière suffira-t-elle pour créer de l'emploi ? Les seules données chiffrées portent sur les postes de volontariat international en entreprise (VIE), 6300 en octobre 2009, tous secteurs confondus. En septembre, 217 jeunes diplômés oeuvraient dans l'environnement - dont 80 % dans l'eau. Veolia Water a ainsi crée un site consacré aux offres d'emploi pour les VIE. Une véritable opportunité pour pérenniser un poste dans l'entreprise. « Nous embauchons 80 % de nos VIE à l'issue de leur mission. C'est une voie de pré-embauche », reconnaît Laurent Tedeschi, directeur de l'emploi en charge de l'international chez Suez environnement, qui fait actuellement appel à 60 VIE - un chiffre en légère baisse en raison du contexte économique. De fait, ce sont surtout les majors qui sont présents à l'international. Suez environnement compte 15 % de son effectif hors d'Europe et y réalise 23 % de son chiffre d'affaires. Le recrutement est fonction du type de contrat. « Dans l'environnement, les métiers sont locaux par nature », souligne Laurent Tedeschi. Tous les contrats d'exploitation font en effet appel à de la main d'oeuvre autochtone. Le savoir-faire, celui de la vente de technologies, est réservé à des experts, envoyés pour des missions en expatriation. « Nous avons 200 expatriés, et ils seront 50 de plus à Melbourne, d'ici à la fin de 2009 », poursuit Laurent Tedeschi. Surtout des cadres et des agents de maîtrise, expérimentés, pour une durée de trois à cinq ans. Même organisation chez Saur international, qui emploie 2 200 personnes, dont une cinquantaine d'expatriés. Les deux derniers viennent de rallier Varsovie, où le groupe a ouvert un bureau en octobre. Ils prospecteront également pour Coved, la filiale propreté du groupe. « Nous voulons désormais nous développer en nous appuyant sur toute notre palette de services, notamment en Espagne et en Pologne », souligne Céline Andureau, responsable de l'emploi à la direction internationale. Mais les PME ont aussi un avantage à tirer de l'international. En effet, celles qui exportent résistent mieux à la crise. En 2007, les membres du Club Ademe international ont réalisé une croissance supérieure de 9 % à leurs concurrentes. Ce club, qui existe depuis douze ans, compte 110 membres spécialisés dans le management environnemental, les déchets, la qualité de l'air et la gestion des odeurs. Ce lieu de rencontre permet à des chefs d'entreprise de partager leur expérience et favorise la création de consortiums, mieux armés pour remporter des marchés à l'international. C'est le cas de Pascal Guasp, président depuis neuf ans de L'Eau pure, qui a pris le virage de l'international voici cinq ans. En 2009, il a ouvert des bureaux au Chili et au Maroc, où des emplois locaux ont été créés, et embauché un VIE pour le Vietnam. En France, un département international a ouvert et deux personnes ont été recrutées (lire encadré). « Nous sommes sur des marchés porteurs et recruterons encore en 2010, en France et à l'étranger », explique Pascal Guasp. Autre PME, 01dB-Metravib, qui compte 325 employés. En 2008, cette filiale d'Areva a réalisé pour la première fois plus de 50 % de son chiffre d'affaires à l'export. Elle emploie quarante personnes au Brésil, dix en Italie et quatre salariés sont expatriés. Tous des cas différents, mais une seule leçon : « Un recrutement est important pour les deux parties. Il ne faut pas en sous-estimer les enjeux et imaginer que la personne va s'adapter. Pour l'international, il faut être exigeant et très sélectif », recommande Patrick Luquet, directeur général de 01 dB-Metravib.


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