Tous ont joué la carte de la transparence sauf les autorités russes refusant de répondre. On peut craindre le pire.« Cet inventaire concerne les sites pollués par des déchets métalliques, chimiques ou domestiques et exclut les pollutions radioactives qui feront l’objet d’une recherche globale ultérieure » explique l'association dans l'introduction de son rapport. Les conclusions de cette étude font plutôt froid dans le dos : « Longtemps, il a été soutenu par les pays riverains de l’Arctique que le permafrost et le froid étaient un mode et un lieu éternel de gestion et de confinement des déchets. Mais depuis 30 ans, il est constaté que des rivières, des lacs et des eaux souterraines sont contaminés par la migration de polluants issus des décharges et d’autres sites pollués. La mobilisation des polluants provient des variations de températures et des niveaux des eaux, de la fonte des neiges, de la pluie et des inondations. Le gel n’a pas rempli son rôle de cocon pour polluants. Dans la perspective du réchauffement climatique, la rupture progressive de la chaîne du froid serait une catastrophe écologique et accélérerait la libération de tous les déchets ».CMwww.robindesbois.org