Sur ce site étroit, entre autoroute et voie ferrée, Yprema réceptionne chaque année 100 000 tonnes de béton par an et les recycle en granulats utilisés en sous-couche routière, dans des chantiers d’assainissement ou de génie civil. Autant de matériaux non-extraits du sol et qui n’échouent pas dans les centres d’enfouissement. Afin de sensibiliser les élus à son activité, Yprema a donc demandé au bureau d’études Systèmes durables de réaliser une analyse de cycle de vie comparative. Ainsi, « si Yprema n’existait pas, les déchets de constructions seraient enfouis dans des centres distants, en moyenne, de 44 km. Et les graves neuves seraient acheminées sur une distance moyenne de 38 km », détaille Dimitri Jourdan, directeur général d’Yprema. La comparaison est menée avec une carrière qu’il faudrait identifier, exploiter puis réaménager. Ainsi, Yprema réduit les impacts sur la santé humaine de 70 %, sur les écosystèmes de 95 %, et sur le changement climatique de 95 %, et sur les ressources de 92 %. « Chaque année, avec Yprema, le territoire de Saint-Quentin en Yvelines évite l’émission de plus de 1,6 million de tonnes équivalent CO2, soit les émissions de 2 millions de français », conclut Dimitri Jourdan, espérant ainsi convaincre les élus de pérenniser le site de Trappes. Tous les sites d’Yprema devraient également réaliser une analyse de cycle de vie.ACLe site d'Yprema