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Un Français sur le podium

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2010
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Sept autres nominés illustrent l’actualité de l’environnement en 2010. Ce prix est organisé en partenariat avec l’EFAEP (European Federation of Associations of Environmental Professionnals) et l’Afite (Association française des ingénieurs et techniciens de l’environnement). Or Recyclage > Plastinum recycle les plastiques en mélange Pour réutiliser les matières plastiques, il existe aujourd’hui deux voies principales : soit la séparation en fonction de la nature du polymère, soit l’utilisation en mélange (compoundage). Dans les deux cas, il s’agit de faire fondre le plastique, et la matière qui en résulte est souvent de qualité inférieure. Avec Blendymer, Plastinum Polymer Technology part de plastiques en mélange pour créer un nouveau polymère (baptisé Infinymers) aux propriétés maîtrisées, et répondant aux exigences de l’industrie. Pour cela, Plastinum associe le mélange physique des matières avec la création de nouvelles liaisons chimiques. La commercialisation a débuté en 2009, et la capacité de production devrait atteindre 50 000 t/an en 2011. Pays-Bas Contact : Nils Berten, nberten@plastinum.com   Argent Recyclage > Norsk Biogass automatise le déballage alimentaire Périmé, un paquet de jambon est destiné à l’enfouissement. Or, contenant et contenu sont recyclables. Norsk Biogass a conçu un équipement capable de séparer la fraction à envoyer dans la filière compostage (les déchets fermentescibles) et celle à envoyer dans le recyclage matière (les plastiques). Baptisé BioSep, ce procédé norvégien est issu de issu de  cinq années de R&D. Il est maintenant commercialisé depuis 2009. Il se caractérise par un fort taux de séparation, conduisant à une perte de 2 % de matière organique (20 à 50 % avec les systèmes concurrents). Il traite de 7,5 à 10 tonnes de déchets par heure, soit 15 000 t/an. Norvège Contact : Ole S. Roed, rod@norskbiogass.no   Bronze Assainissement > Lombritek purifie les eaux usées à moindre coût Lombritek est distingué pour deux procédés : la lombrifiltration pour assainir les eaux usées des communes de 1 000 à 5 000 habitants, et le lombricompostage, qui s’adresse aux déchets fermentescibles des villes de  2 000 à 20 000 habitants. La faisabilité de ce procédé a été démontrée sur la station expérimentale de Combaillaux, dans l’Hérault, qui traite 150 m3 d’eaux usées par jour. Il est maintenant commercialisé depuis 2008. Les vers de terre ingèrent les impuretés des eaux usées et creusent les galeries qui permettent l'oxygénation des microoganismes. Le procédé ne produits pas de boues d’épuration ni d’odeurs, et l’eau ainsi traitée peut être utilisée pour la baignade ou l’agriculture. Une installation de 2000 à 2 500 EH nécessite un investissement de 1,5 million d’euros, et 3 millions d’euros pour 3 500 à 4 000 EH. Contact : Patricio Soto, p.soto@lombritek.com   Autres nominés Climatisation > De Profundis va chercher la fraicheur en eaux profondes Contrairement aux Swac (Sea Water Air Conditioning) traditionnels, conçus pour 300 pièces, le système de De Profundis s’adresse à des ensembles d’une cinquantaine de pièces. Ce Swac,  installé sur le lac du Bourget, divise par trois les coûts d'installation et d'investissement en matériel. Avec un coût de 20 000 euros, le retour sur investissement se situerait entre deux et sept ans. France Contact : Bruno Garnier, bruno@mahananui.pf   Traitement de l’eau > Klearsep traite la pollution en mer Pour traiter les eaux contaminées par des hydrocarbures, des graisses, des anti-gels, des détergents, des métaux, etc., directement à bord des bateaux, la Société des eaux de Marseille propose Klearsep. Décantation et filtration sur des membranes céramiques permettent d’obtenir une concentration de 5 ppm d’hydrocarbures résiduels, ce qui permet de rejeter l’eau en mer, selon les exigences de la convention Marpol. De plus, le coût est inférieur à un celui du traitement à terre.  Enfin, il ne nécessite pas de consommable et consomme peu d’énergie. Contact : Gérard Lieutaud, gerard.lieutaud@eauxdemarseille.fr   Bâtiment > Innovert trouve la fraîcheur dans les fondations Rester au frais tout l’été avec un investissement de 1500 euros et un euro de frais de fonctionnement, sans fluide de climatisation, c’est la promesse d’Innovert. La société française a conçu  un procédé qui utilise la fraîcheur des fondations, via un réseau de tuyaux d’eau. A 60 cm sous le sol, la température est proche de 15 °C. Une pompe de 20 kW conduit l’eau ainsi rafraîchie vers les plafonds des pièces. Une maison de 113 m2 équipée de ce procédé a atteint la température maximale de 24,5 °C lors de l’été 2009, alors que le thermomètre affichait 36 °C à l’extérieur. Contact : Laurent Zibaut, laurent.zibaut@innovert.eu   Energie > Isa aide à réduire les consommations Trois ans de recherche ont précédé le lancement d’iMeter Kit, une solution d’efficacité énergétique, en décembre dernier au Portugal. Cette solution fait appel à des capteurs pour mesurer les consommations de gaz, d’eau et d’électricité, afin de les réduire. Les informations sont visibles en temps réel sur un écran installé dans le logement, ou par un portail internet. Les occupants du logement ont accès à des conseils en matière de tarifs ou de pistes d’économies, et des alarmes sont émises en cas de consommation anormale. Portugal Contact : Ana Meleiro, ameileiro@isa.pt   Assainissement > Evodos promet performances et faible consommation La technologie du néerlandais Evodos permet de séparer les très fines particules en suspension d’un liquide, ou deux liquides de densité différente. Le procédé combine pour cela centrifugation et flux laminaire (donc pas de produits chimiques), ce qui assure une faible consommation énergétique. Cette technique pourra notamment être utilisée dans le cadre des biocarburants de 3è génération, qui nécessitent d’extraire les micro-algues de leur milieu de culture. Des essais en ce sens montrent une efficacité de 90 %. Autres applications : le traitement des effluents de pisciculture ou d’élevages porcins. Pays-Bas Contact : Marco Brocken, marco.brocken@evodos.eu   Energie > Eneftech démocratique le cycle Rankine Le Suisse Eneftech utilise des turbines volumétriques à spirales au sein d’un petit moteur Rankine, afin de produire de l’électricité à partir de chaleur non utilisée – ou de sources renouvelable. La caractéristique de ce moteur est de fonctionner entre 120 et 200 °C, alors que la plupart des installations nécessitent une température supérieure à 300 °C. Les premières machines ont été livrées fin 2009, après cinq années de R&D. Suisse Contact : Antonio Mendes Nazare, a.mendesnazare@eneftech.com   Sédiments pollués > Traiter les PCB in situ avec Biorem Avec Biofloat, Biorem rend possible le traitement in situ des sédiments contaminés par les polychlorobiphényles (PCB), des polluants organiques persistants et toxiques. La société belge combine un mélange de polymères d’origine biologique (dont un dégradant les PCB), et un système d’injection dans les sédiments. Ce procédé, utilisé pour la première fois à l’échelle industrielle en 2009, est issu de 8 années de R&D. Il a permis de faire chuter la concentration en PCB de plusieurs ppm à une fourchette comprise entre 30 et 120 ppb, 53 jours après l’injection de la solution. Les premières estimations chiffrent le coût de ce procédé entre 15 et 35 euros/tonne de sédiment sec, alors que les procédés actuels coutent entre 40 et 120 euros/tonne. Belgique Contact : Wim de windt, wim.dewindt@biorem.netAC


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